MÉTHODE .DE CLASSIFICATION
I 5o
temps d’oviducte, et souvent de tarière pour insinuer lesœufs dans le lieu propre à la nourriture de la larve. Chezd’autres, comme dans les mouches elles sfrphes , l’accouple-ment est rapide, comme dans les oiseaux, et souvent la fe-melle porte elle-même l'extrémité de l’abdomen contre lesorganes du mâle , qui ne sont pas propres à l’intromission : lesasiles, ainsi que les hydromyes, restent souvent réunis latête opposée, à peu près comme les bombyces et d’autres lé-pidoptères nocturnes.
Les mâles, périssant presque toujours après l’accouple-ment, ne prennent aucun soin de leur progéniture; mais lafemelle en apporte de bien remarquables dans certainesespèces.
La plupart des diptères sont ovipares; cependant il en estd’ovovivipares, et même de pupipares , c’est-à-dire que quel-ques espèces ne se séparent de leurs germes que sous la formede nymphes ou de chrysalides : tels sont les hippobosques etquelques genres voisins.
Les diptères proviennent de larves sans pattes, qui, selonles espèces, se développent dans la terre, dans l’eau, etdans l’intérieur de parties déterminées des corps organisésvégétaux et animaux. Ces larves paroissent destinées à rem-plir des offices bien importans dans l’économie générale dela nature. La plupart sont appelées à faire rentrer dans lamasse des élémens les matériaux des corps organisés qui ontété soustraits à l’action générale des forces physiques, d’unemanière beaucoup plus rapide que s’ils étoient abandonnésà eux-mêmes ; et tout semble prévu pour arriver à ce but.Parmi un très-grand nombre d’exemples que nous pourrionsciter en preuve de cette assertion , qu’il nous suffise de faireobserver ce qui arrive aux corps des animaux privés de la vie.A peine le cadavre est-il gissant, et souvent même avant quel’animal ait expiré , déjà les grosses mouches bleues de lavianue, celles des cimetières et beaucoup d’autres espèces