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[Tome troisième - tome quatrième.]
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Chap. I. DE L’AMERIQUE EN GENERAL.

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ou par quelque antre au de/Tus, qu! pour-roit n’être pas éloignée du Nord de VA-merique. La railon pourquoi l’on ne peutencore rien juger de bien apparent fur cesujet, est parce que les parties du Nord-Ouest de XAmérique, & celles de 1 Asie quifont vis-à-vis nous font encore inconnues,

& nous ne savons pas non plus à quelle di-stance elles font ks unes des autres. J’au-roîs beaucoup de panchant à donner dansle sentiment de ceux, qui font venir lesAméricains de la ‘Tartarie ; du moins ceuxde VAmerìque Septentrionale ; par ce que lespeuples qui font dans l’Oué'st de cette par-tie de f Amer / que , vivent à la maniéré desTartares , n’aiant point de demeure. S’ilétoit permis d’alsoir un jugement fur unereíïemblance de noms , il y en a une stgrande entre le nom de Tucatan , petitefrovince du Mexique , & celui de Taâan ,(iwxx. fj] s je Hcber & frère de Phaleg, du teinsduqoel la terre fut partagée, que je feroistenté de croire, que ce Toélan a été le pè-re des Ameriquains. Mais on prétend quece nom a toute une autre origine. Voîez* ci-deslous.

Quittez U Amérique étant d’une si grande éten-dcVaít. due, comme je l’ai montré ci-dessus, ellese trouve par là placée íous trois Zonesdisserentes, les deux tempérées & la tor-ride. Cela fait que la nature du climat yest fort différente : Au milieu l’ai t çst ex-tremément chaud ; dans l’eftréinité Méri-dionale, du moins en quelques endroits,il est extremément froid ; dans la Zonetempérée Septentrionale le climat est a peuprès le mène qu’cn Europe.gídu ter- Le terroir y est aussi fort diffèrent selontyir. la diff’erencedes lieux. En général on peutdire qu’il est très fertile , & qu’il produitabondamment toutes les choses nécessairesà la vie. On y a trouvé quantité de beauxfruits, inconnus en Europe , dont nous par-lerons dans la description particulière deslieux. On y a trouvé auffi un nombresur-prenant d’especes disserentes d’animaux,terrestres & volatils, qui nous étoíent aussiinconnus. Mais ce qu’il y a de plus 3t,traiant pour les hommes, Òtqui y fait vo-ler des milliers á'Européens, ce font les ri.ches mines d’or & d’argent qu’on y a dé-

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couvertes; &<i’où c-es précieux métaux fçfont répandus dans toute XEurope. LesEuropéens en ont emporté chez eux unequantité si prodigieuse, que cela passe l’i-magination. J’ai dfja dit ci-dessus ce queles quatre voiages de Colomb valurent auRoi d 'Espagne; & depuis ce tems là jufqu’àl’an 1645. ce qui fait un Siécle L demi, ilelt entré 45-000. millions d’or cn Espagne,selon les Registres de Seville. Mais li lesEuropéens y ont trouvé de l’or , ils y onrauffi trouvé un vilain mal. Voici cequ’endit Mr-Chevreau-.] ”Ce fut au retour du” troisième voiage de Colomb, l’an 1496 que”les Espagnols, qui avoient donné leurs”écróuelles aux Américaines , eurent d’eì-” les eu échange la vilaine maladie qu’il s” portèrent dans le Roiaume de Naples, où” les Dames, qui en avoient été infectées,

”la communiquèrent aux François fousCharles VIII.

Si les Espagnols avoient traité les A- Es P «gn«i.ïmericains avec plus de douceur qu’ils 11’ont «ueis cou-sait, ils auroient encore pu tirer beaucoup trcplus de profit de ces riches pais, mais ils meDCímls *les ont traitez comme les bêtes les plus vi-les,avec une barbarie dont le seul récit faithorreur ; & il s en ont massacré un si pro-digieux nombre , qu’en plusieurs endroitsils les ont entièrement exterminez. LesEjpagnols ne les aiant donc plus, pourtirerdu service d’eux dans les mines, ont étéobligez d’acheter à grands frais des Negrescn yifrique , pour en faire des esclaves, &les faire travailler aux mines. D’autrecô-té les Américains pour lè vanger des Espa-gnols, ont ruiné diverses mines dans tous ,ies lieux où il leur a été possible.

Ainsi il y a quatre sortes d’habitans c n Habitant.Amérique, les Américains naturels, les Eu-ropéens qui s’y font allez établir; les Métisqui font nez d’uu Européen & d’une Améri-caine, & les Negres qu’on achete eu Afri-que, pour en faire des esclaves, & pour lesemploier au travail des mines & à la fabii--que du lucre, lin’estpas néceiìàire de par-ler ici des mœurs des EáUvopcetts & des iW-grès. Quant Américains ^ on peut di-

re engendrai, qu ils ont beaucoup de bonsens , &de pénétration, comme cela paroít

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