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[Tome troisième - tome quatrième.]
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Chap. II. DU MEXIQUE.

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portent des cordons de perles. Hommes& femmes , tous s’nabillent de foie : LesNegresses même, qui-font les plus vilesesclaves, portent des colliers de perles & desbrasse lets,&c.

Almanach Disons encore un mot de l'AlmanachdesAmsú- des anciens à/rrH. 11s íavoient que leainS< Soleil fait son cours annuel en 365 jours;c’est pourquoi ils faîíoíent leur année dece nombre de jours, lis la partageoient en18. mois,A chaque mois-étoit de 20. jours;cc qui faisoit le nombre de 360. Commedonc il y avoir 5. jours de relie, ils ne lesíifiìgnoient à aucun mois, mais ilslesnom-moient oisifs , & les passoient en fêtes & endivertissemens. Us avoient des espèces desemaine, qu’i'ls comptoient par treizejours:Leur Siécle étoít de 52. -ans; & ils le par-tageoient en 4. semaines d’années, chacunede 13. ans.

CHAP. 11. r.

DU NOUVEAU MEXIQUE.

F . .... «. r e Nouveau Mexique , nommé aussi par1 —< quelques-uns , Nouvelle Grenade , estune fort grande étenduëde terres, au Nord •àn-Mexìque ; bornée à l’Orientpar de hau-tes montagnes, qui h séparent de la Flori-de & de la Louisiane ; & à l’Occident par laMer Vermeille, qui la sépare de la Califor-nie. Au Nord les bornes & son étenduesont égalementinconnuës ; & les Européensne se sont pas empressez à les aller décou-vrir, parce qu’il n’y avoir que du froid &de la misère à gagner. Ce Nouveau Mexi-que fat découvert en partie l’an 1528. parun Moine nommé E.Marc deNifa , & cnpartie en 1583.par un autre Moine, nom-mé F. Augustin Iimi\ mais ce ne fut qu’àcette dernière fois que les Espagnols y firentquelques établissevnens ; & c’est la raisonpourquoi ils lui donnèrent le nomdeiVoa-vean Mexique. Ce païs s’étend de l'Occi-dent à l’Orient entre le 25p. à!e 280. degréde longitude; ce qui fait 2y. degrez de lar-geur. Quant à fa latitude, ellecommen-ce au 27. dégré ; & tout ce qu’on en con-noit, ne va que jufqu’au 40.

L’air y Hì temperé, doux k sain ; telle-ment qu’on y trouve des gens fort vigou-reux. Da terre produit abondamment d u

Bornes.

Air.

maïs, des légumes, des melons -, A four-Terwir.nit d’excellcns pâturages. On y trouvedi-vers animaux sauvages6t domestiques; desours, deschevres sauvages, des cerfs, dessangliers , dis lions, des porcs-épics , 6edes tigres;&c. des chevaux, des vaches;uneespèce de brebis de la grandeur d’un ehc-val, qui ont la queue courte & les cornestraonjînai.fort longues. On y trouve aussi vers le ri- tís -vage de la mer, une espèce de vaches fortsingulières, qui ont un poil comme le lion,une bosse fur le dos, comme le chameau,

& une peau semblable à celle des boucs.

La chair en est délicate, & d’uu goût ex-cellent; & le cuir dure fort long teins. 11y a par-ci par là quelques mines d'argent,quelque peu de mines d’or ; il s’y trouveaussi des émeraudes » des turquoiíes , dacrystal, & des perles. 11 y a là de grandsbois de cedres & de pins, remplis de touteforte de gibier : & ce font cesbois principale-ment , qui y contribuent à rendre l’air fìtemperé. 11 s’y trouve aussi quelques pe-tits Lacs, où l’on peche de bonspoissons,aussi bien que dans la Mer.

La principale rivière de ce païs-là est cel- R>ví««-'le del Norte , ou, du Nort ; qui coule pre-mièrement dn Nort au Sud, & tournantensuite au Sud-Est, entre dans la Floride,

& va se perdre dans le Golfe du Mexique.

Les autres moins considérables font celledes Conches, qui tait la séparation entre leVieux & le Nouveau Mexique : celle de Bs-na guia , & celle d e Coral, qui se jettenttoutes deux’dans la Mer Vermeille. .

Ues Espagnols n’ont fait que peu d’éta- a,ltans 'blìssemens dans ce païs-là. Ainsi la plusgrande partie est habitée par divers peuplesIndiens , connus fous le noin général d 'A-saches, dont la pltispart font d’un natureldoux & humain, assez bien policez, &qutvivent de la chasse & de la culture de leursterres. 11 y en a qnelques-uus qui viventà la maniéré des Tartares, errans de lieuen lieu , pour la commodité des pâtu-rages

Us font gouvernez par des Caciques, ouCapitaines, que chaque peuplade se choi-sit ; & ils élisent d ordinaire ceux qu’iîscroient les plus forts & sc s plus coura-geux.

Pour ce qui regarde la religion de ce?Rilígio»,peuples barbares ; elle n’est pas la mêmeO o o o o par