Band 
[Tome troisième - tome quatrième.]
Seite
843
JPEG-Download
 

Air, ScT«roir.

Chap. III. DU NOUVEAU MEXIQUE.

qui adorent îes astres, d’autres les arbres,& d’autres l’eau, parce qu’ils ia regardentcomme la cause, qui produit les biens dela terre. Quelques-uns ont leurs Chefs,auxquels ils-obéissent; & tous font géné-ralement assez pauvres, & tomes leurs ri-chesses ne conlìstent qu’en bétail.

L’air y est froid , & le terroir abondanten pâturages. . On y trouve les mêmes be-stiaux que dans \e Nouveau Mexique. Leshabituas n’ont point de villes,ni de demeu-res fixes, mais vont de lieu en lieu cher-chant les endroits les plus.propres pour fai-re paître leur bétail.- Ils ont en quelquesquartiers de grandes forêts de pins & de cè-dres. Leur bétail est la feule chose dontils tirent leur fublìstence. Non feulementils en mangent la chair; mais de plus lepoil leur sert à faire des étoffes ; & leurcuir à-se faire des souliers, & à couvrirleurs cabanes: lis font des poinçons, descouteaux à d’autres outils avec les os, destalìes & d’autres pièces de Vaisselle avec lacorne; ôc là où ils manquent de bois, ilssechent la fiente , & la brûlent Ils ontencore de grands chiens, dont ils se ser-vent en volage pour porter leurs bardes.Tous ces peuples font généralement farou-ches, sauvages, cruels, & fort legers à lacourse.

Quant au prétendu Détroit á'A-fiìan, bien des gens depuis longtems l’a-voíenc déjà regardé comme une Chimère:& le P. Hennepi» a achevé de confirmerîes Sa vans dans ce sentiment. 11 nous a-prend dans la Relation de fies volages, queles Sauvages ne connoissent aucun Détroitqui sépare leurpaïs deVA/ie; & que quandon leur en demande des nouvelles, ils enrient, comme d'nne question ridicule, lisont même envoie toujt exprès des hommesd’emr’eux, pour chercher ce Détroit, &

■ ces Mdlàgers ont été plus de deux censmilles Italiens de chemin au delà de l'en-droit où il devroit être lelon les Cartes;fans avoir trouvé aucune trace ni de mer,ni de golfe, ni de détroit: ce qui tait voird’un côté qu’il ifiy a point de tel Détroit,& que í Arn.rique ^omroit bien de ce côtetoucher la terre de J esta, & de l’autre quela Cahjornie n’eíì point une Ile.

CHAP. IV.

DE LA FLORIDE.

I a Floride est cette partie de V Amerique*— i Septentrionale, qui fe voîd au Nord d u NomiGolfe d c Mexique. Sébastian Cabot Véni-tien la découvrit pour Henri VII.Roid’iN-gleterre fan 1496. Mais il ne s’y arrêtapoint. Jean Ponce de Léon Espagnol , lareconnut l’an'iyiz maisilnes’y put main:tenir, pareeque les habitans l’empechérentd’y établir une Colonie, & chassèrent ceuxqu’il y vouloir laisser. Dix ou douze ansaprès les Espagnols y envolèrent de nou-veau pour enlever des habitans & les fairetravailler à leurs mines. Enfin FerdinandSoto y arborda Pan 1538. & lui donna lenom de Floride, parce qu’il la vid pour laprémiere fois un Dimanche de Rameaux,qu’on nomme vulgairement Pâques fleuries-,ou parce qu’il s’y trouve la terre toute cou-verte de stems. Les Indiens l’appellenrJaquaza.

Elle est située dans la Zone temperée , sîcuatkmsentre le 24. & le 37. degré de latitude ; &entre le 274. & k 199. de longitude; Elleamduc.s’ctend fort en long de l’Occideut à l’O-rieiit, & finit par une grande pointe de ter-re, ou plutôt une PreLquile, à laquelle onn’a point encore donné de nom particulier.

Cette Prefquile s’avauce considérablementau Sud entre le Golfe du Mexique & lagrande Mer du Nord ; tellement que fapointe Méridionale n’estqu’à 25. lieues dePlie de Cuba. Toute la Floride a environ45-0. lieues de long, 240. de large, & 700.de côtes.

AuNord elle est bornée par une longuen om0 ;.chaîne de montagnes, qui la séparent dela Louisiane & du Canada. A POrient &au Midi elle est baignée de la mer, & àPOccident elle fait front au Nouveau Me-

xtque.

Les François ont été les premiers qui ai- r . Iiíloireent fait auelque établillement ans’la F/o-ride. L’an 1 <6r. fous le régné de CharlesIX. H fous les auspices de l’Àmiral de Cha-tillon. Jean Ribaitd de Oiepe y bâtit un Fort,auquel il donna le nom de Charles Fort, furja rivière de Serravahi, qu’il appel la rivière deMai, parce qu’il y entra le premier de'Mai.

O 00 o o 2