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Voltaire, en faifant réimprimer celui dePafcal, y avait ajoute une pre'face dans laquelleil dirait: L’homme frivole, ou faible, ou ignorant,qui ofera le lire et le méditer, fera peut-être étonnéd’être changé en un autre homme... C’fi un por-trait fidèle, bien plutôt qu’un close... Ce philo-fophe véritable tient Pafcal dans fa balance ; il cfbplus fort que celui qu il pèfe. C’ eft le talent depre'fenter les objets les plus importans fousleurs faces les plus importantes, et d’en tirerles réfultats les plus utiles pour le moment pre-fent et pour l’avenir, qui a nitrite â Condorcetcette phrafe li vraie, et que l’on peut appliquerà prefque tous fes autres eloges. Quel eft cethomme qui, maigre les progrès que les fciencesmathématiques et physiques faifaient tous hsjours, pouvait, en parlant des lavans, alligncrà chacun d’eux la jufte portion de gloire qu’ilmérite, fes défauts, fes erreurs, fes découverteset enfin les découvertes que fes fucccffeurs luidevront un jour ? Quel homme que celui quia su analyfer Euler, Linnée, Francklin, JBuf-