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Nous montrerons qu’on peut la détruire engrande partie, en opposant le hasard à lui-même,en assurant à celui qui atteint la vieillesse, un secoursproduit par ses épargnés, mais augmente' de cellesdes individus qui, en faisant le meme sacrifice, meu-rent avant le moment d’avoir besoin d’en recueillir lefruit; en procurant, par l’effet d’une compensationsemblable aux femmes, aux enfans, pour le momentoù ils perdent leur e'poux ou leur père, une res-source e'gale et acquise au même prix, soit pour lesfamilles qu’afflige une mort prématurée, soit pourcelles qui conservent leur chef plus long-temps; en-fin , en préparant aux enfans qui atteignent T âge detravailler pour eux-mêmes, de fonder une famillenouvelle, l’avantage d’un capital ne'cessaire au de've-loppemeut de leur industrie, et s’accroissant aux dé-pens de ceux qu’ une mort trop prompte empêche d’arriver à ce terme. C’est à l’application du calculaux probabilités de la vie et aux placetnens d’argent,que l’on doit l’idée de ces moyens, déjà employésavec succès, sans jamais l’avoir e'té cependant aveccette étendue, avec cette variété de formes qui lesrendraient vraiment utiles, non pas seulement à quel-ques individus, mais à la masse entière de la sociétéqu’ils délivreraient de cette ruine périodique d’ungrand nombre de familles, source toujours renais-sante de corruption et de misère.
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