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tuent établi; on a suppose' qu’il n’y avoit rien à faire,parce qu’il ne restoit plus à détruire d’erreurs grossie-res, et de vérite's fondamentales à établir.
Mais il est aise' de voir, combien l’analyse desfacultés intellectuelles et morales de l’homme, estencore imparfaite; combien la connoissance de sesdevoirs, qui supposent celle de l’influence de ses ac-tions sur le bien-être de ses semblables, sur la so-ciété dont il est membre, peut s’étendre encore parune observation plus fixe, plus approfondie, plusprécise de cette influence ; combien il reste de ques.tions à résoudre, de rapports sociaux à examiner,pour connoitre avec exactitude, T étendue des droitsindividuels de l’homme, et de ceux que l’e'tat socialdonne à tous à l’égard de chacun. À-t-on mêmejusqu’ici, avec quelque précision, posé les limitesde ces droits, soit entre les diverses sociétés, soit dôces sociétés sur leurs membres, dans les troubles quidivisent chacune d'elles; soit enfin ceux des indivi-dus ; des réunions spontane'es, dans le cas d’une for-mation libre et primitive; ou d’une séparation deve-nue nécessaire?
Si on passe maintenant à la théorie qui doit di-riger l’application de ces principes, et servir de baseà l’art social, ne voit-on pas la nécessité d’atteindreaune précision, dont ces vérités premières ne peu-vent être susceptibles dans leur généralité absolue?