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pensent avec quelque égalité: si la différence n'estpas trcs-grande, on ne pourra moine prononcer, avecquelque certitude, de quel coté’ penche la balance.Sans l’application du calcul, souvent il seroit impos-sible de choisir, avec quelque surete', deux combi-naisons formées pour obtenir le meme but, lorsqueles avantages qu’elles présentent 11e frappent point parune disproportion évidente. Enfin, sans ce memesecours, ces sciences resteraient toujours grossièreset bornées, faute d’instrumens assez finis pour y sai-sir la vérité fugitive, de machines assez sures poutatteindre la profondeur de la mine, où se cachentune partie de leurs richesses.
Cependant cette application, malgré les effortsheureux de quelques géomètres, n’en est encorepour ainsi dire qu’à ses premiers éle'mens, et elledoit ouvrir, aux générations suivantes, une sourcede lumières vraiment inépüîsable, comme la sciencemême du calcul, comme le nombre des [combinai-sons , des rapports et des faits que l’on peut y sou-mettre.
Il est un autre progrès de ces sciences nonmoins important; c’est le perfectionnement de leurlangue, si vague encore et si obscure. Or c’est àce perfectionnement qu’elles peuvent devoir l’avan-tage , de devenir véritablement populaires mêmedans leurs premiers élemens. Le génie triomphe de