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il point pour effet de rapprocher, d’identifier l’interetcommun de chaque homme, avec l’intérêt communde tous? Le but de l’art social n’est-il pas de dé-truire cette opposition apparente? et le pays dont laconstitution et les lois se conformeront le plus exac-tement au voeu de la raison et de la nature, n’est-ilpas celui où la vertu sera plus facile, où les tenta-tions de s’en écarter seront les plus rares et les plusfoihles ?
Quelle est l’habitude vicieuse, l’usage contraireà la bonne-foi, quel est même le crime, dont on nepuisse montrer l’origine, la cause première, dans lalégislation, dans les institutions, dans les préjugésdu pays où Ton observe cet usage, cette habitude,où ce crime s’est commis ?
Enfin le bien-être qui suit les progrès que fontles arts utiles, en s’appuyant sur une saine théorie,ou ceux d'une législation juste, qui se fonde sur lesvérite's des sciences politiques, ne dispose-t-ii pasles hommes à l’humanité', à la bienfaisance, à lajustice?
Toutes ces observations enfin que nous nousproposons de développer dans l’ouvrage même, neprouvent-elles pas que la bonté morale de l’homme,résultat nécessaire de son organisation, est, commetoutes les autres facultés, susceptible d’un perfection-
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