STRUCTURE ET DÉVELOPPEMENT DU SYST. RADICULAIRE. 345
CHAPITRE PREMIER.
798. Pour se faire une idée exacte de ce qu’on doit entendrepar le mot racine, il ne faut pas perdre un seul instant de vuel’accroissement progressif de la plante, depuis l’instant dela germination, jusqu’à celui où elle montre, au-dessus du sol,un prolongement que l’on soit en droit de considérer commeune tige.
799. Soit, par exemple, l’embryon grossi de l’érable(pl. 29, fig. 1); il est extrait de l’ovule (pl. 30, fig. 5) ; iln’offre pas d’autres organes que deux feuilles séminales ( cy )et une radicule ( rc ). Si l’on fend longitudinalement la radi-cule, de la pointe jusqu’à la hauteur des deux cotylédons, onreconnaît qu’elle n’est qu’un grand emboîtement de cellules,au sommet desquelles ont pris naissance les deux feuilles.Dans toute sa longueur, on n’observe pas le moindre dia-phragme. Que si on dissèque de la même manière cet organe,chaque jour, sur l’une des graines qu’on aura fait germer à lamême époque, on le trouve plus allongé, mais toujours con-formé de la même manière. A une certaine époque (pl. 29 ,fig. 2), l’un de ses bouts ( c,d ) se trouve élevé de plusieurspouces au-dessus du sol, tandis que le bout opposé continueà s’enfoncer vers la terre. Les botanistes ont pris toute laportion aérienne pour la lige de celte plante, et la portionsouterraine pour la racine; ils n’avaient pas observé. Mais,comme le vulgaire, ils avaient pourtant, par cette distinc-tion , pressenti une différence, que la dissection n’avait paspu déterminer.
800. Si l’on continue ces observations anatomiques, onarrive graduellement à l’époque où toute la portion aérienne