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PÔLE RADICULAIRE , PÔLE CAL’LÏN'AIRE.
a acquis la consistance et les caractères extérieurs d’un jeuneronc ; et même alors la continuité de la portion aérienne etde la portion souterraine est mise, par la dissection, danstoute son évidence. De l'extrémité de la portion souterrainejusqu’à la naissance des premiers rameaux, le scalpel ne ren-contre pas le moindre obstacle, pas la moindre trace d'articu-lation. Il résulte de cette étude que les emboitemens s’allon-gent, que de nouveaux emboitemens se l'orment successivementdans le sein des plus internes, et refoulent et dilatent leursanciens; que par ce simple mécanisme, l’organe générals’accroît en longueur et en largeur; mais il en résulte, avecline égale évidence, que la racine et le tronc ne sont que deuxportions variables du même organe, l’une s’enfonçant dansle sol, et l’autre s’élevant dans l’atmosphère.
801. Mais comme aucune ligne de démarcation ne sépareces deux portions l’une de l’autre, et que d’induction eninduction, on arrive à admettre que cet organe tout entierpeut rester enfoui dans la terre, sauf sa sommité foliacée,ou que cet organe peut végéter tout entier dans les airs , saufson extrémité opposée ; d’un autre côté, comme il résultede toutes ces observations, que ces deux extrémités se dirigenten sens contraire dans le sens de la verticale, l’une vers lalumière et l’autre vers l’obscurité , nous sommes forcés, pourconcilier rigoureusement ces deux sortes d’observations,d admettre, au lieu de deux organes distincts, deux extré-mités de nom contraire, deux pôles du même appareil, lepôle qu’attire la lumière, le pôle qu’attire l’obscurité, le pôlepositif, le pôle négatif; pour ne pas trop modifier le lan-gage ordinaire, nous nommerons l’un extrémité radiculaire ,
et l’autre, extrémité caulinaire. La racine et le tronc seront
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deux mots désormais synonymes, qui serviront à désignerdeux portions variables de la longueur d’un même organe,compris entre ses deux extrémités. La racine est la portionenterrée du tronc ; le tronc est la portion aérienne de layacine. L’une et l’autre forment le caudex ,