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Tome premier.
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ii2 ASTRONOMIE, Liv. II.

choses qui n’e'toient pas fort exactes ; premièrement, queTeau s’écouloit également & uniformément de leur vase;quoique dans le vrai, les premières parties dussent cou-ler plus vite, étant chargées du poids de toutes les autres;secondement, ils supposoient que chaque signe ou chaquedouzième partie du zodiaque employoit également deuxheures à se lever, ou la douzième partie d’une jour-née entière , ce qui n’est point exact. Mais malgré cessuppositions , ils purent reconnoître par cette méthodequelles étoient les constellations où devoit se trouver lesoleil dans chaque mois de Tannée ; ôc cela sussisoit pourleur donner des noms , ôc en assigner à-peu-près leslimites.

Grandeur de 2 7 3 • On prétend que les Caldéens étoient parvenus

le la terre, à connoître à-peu-près la grandeur de la terre : ils disoientque la marche du soleil étoit celle d’un homme qui peutfaire zoo stades ( Achill. Tatius ad Arati Phœn. c. i S ,dans TUranologion du P. Pétau, pag. 81, édit. de 170 j ),c’est-à-dire, comme on Texplique ordinairement , qu’unhomme marchant d’un bon pas , suivroit le soleil au-tour de la terre , ôc arriveroit en même temps au pointéquinoxial, ou qu’en 365 jours un homme feroit le tourde la terre s’il marchoit fans interruption. Nous trou-vons en effet aujourd’hui que la terre a 9000 lieuesde circonférence (41 ) ; or , en 365 jours on en feroit8760 à raison d’une lieue par heure : ainsi les Caldéensauroient eu une idée assez distincte de l’étendue dsnotre globe ; mais cette connoissance ne doit pas remon-ter plus haut que 300 ans avant J. C.

Comètes. 274. Les Caldéens avoient une idée du mouvementdes comètes ; ils les regardoient comme des planètes dontla révolution se faisoit dans des orbites très-excentriques,6 c qui n’étoient visibles que dans la partie inférieure deleurs orbites ; 6 c suivant Appollonius le Mindien, ils enprédisaient les retours. Seneque 6 c Stobée parlent très-clairement de ce système des Caldéens ( Sen. Ouœft. nat.lib. l^II. cap. 3 ). Plutarque dit que quelques Pythago-riciens pensoiçnt aussi de même sur les comètes ( de Pla-

citis ,