;ro ASTRONOMIE, Liv. V.
pendamment de la preuve tirée de la proximité confiantede Vénus au soleil , on y trouvoit l’avantage de rendreraison de ce s inégalités appellées flattons ôt rétrograda-tions , fans la ressource absurde des épicycles , commenous l’èxpliquerons fort au long à la fin de,ce livre ( i iS i).
Le système des Egyptiens est représenté dans la figure4 6 , tel que nous venons de le décrire ; la terre est pla-cée au centre de la figure, elle est environnée par iesorbites de la lune ôt du soleil; le globe du soleil en dé-crivant son orbite , est environné ôt accompagné desorbites de Mercure 6t de Vénus. Au-dessus du soleilsont les trois autres orbites, placées comme dans lesystème de Ptolomée ( 1063 ), ôt désignées par les ca-ractères dont nous avons donné l’explication (83).
1067. L’hypothèse des Egyptiens satisfaisoit auxinégalités les plus remarquables de Mercure & de Vénus :à l’égard de Mars , Jupiter ôt Saturne, il restoit dansces planètes des inégalités bien étranges à expliquer,soit dans le système de Ptolomée , soit dans celui desEgyptiens. Toutes les fois que ces planètes approchentde leur conjonction avec le soleil, ou qu’elles lont dansla même région du ciel, elles ont un mouvement pro-pre ( 85 ), prompt ôt direct , c’est-à-dire vers l’orient ;elles paroissent’ petites ôt fort éloignées de nous ; lors-qu’elles font opposées au soleil, où à 180° de cet astre ;elles paroissent plus grosses, plus brillantes, elles parois-sent reculer vers l’occident, ôt leur mouvement propreparoît rétrograde ( 1080). Dans les temps intermédiai-res , elles font flationaìres , paroissent immobiles dans leciel, ôt d’une grandeur moyenne. Ces inégalités reve-nant toujours les mêmes toutes les fois que les planètesparoissoient à même distance du soleil, il sembloit à quel-ques philosophes que les aspects ôt les rayons du soleilavoient une force ou une influence qui produisaientdans les planètes toutes ces alternatives, qui étoient eneffet toujours les mêmes quand les planètes étoient àmême aspect , à même élongation ou distance apparentepar rapport au soleil ; c’est ce qu’ils appelloient la 2 e iné-