yi2 ASTRONOMIE, Liv. V.
partir du sommet ou de sapogée de son épicycle ; parexemple , du point G ; elle est supposé employée à par-courir cet épicycle tout le temps qui s’observe entreune conjonction moyenne & la suivante, c’est-à-dire letemps d’une révolution synodique (1173 ) ; Saturne unan & 13 jours , suivant les anciens ; Jupiter , un an ôc34 jours; Mars, deux ans & 59 jours; Vénus, un anôt 219 jours ; Mercure, 116 jours, tandis que les épi-cycles eux-mêmes parcourent leurs déférents chacun pen-dant la durée de la révolution de chaque planète (8y,
.1 16o ). A l’égard de la grandeur des rayons des épicy-cle s , elle étoit arbitraire, rien ne la déterminoit dansle systeme de Ptolomée.
I 069- Mais en supposant les distances des planètes'que Ptolomée ne connoifïoit nullement, telles que Co-
Î iernic & les modernes les ont fixées , on trouve quees épicycles de Mars , de Jupiter & de Saturne seroienttous trois précisément égaux à l’orbite de la terre ,quoique leurs mouvemens & leurs périodes diffèrentprodigieusement d’ailleurs ; ainsi le rayon de l’épicyclede Jupiter étoit un cinquième du rayon de son orbite,
( Ptol. XI. 1 o ), & sorbe annuel est en effet cinq foisplus petit que sorbe de Jupiter; le rayon de sépicyclede Saturne est dans Ptolomée dix fois plus petit quecelui de son orbite , & le rayon de sorbite du soleilest en effet dix fois moindre que celui de sorbite deSaturne. Le rayon de sépicycle de Mars étoit les deuxtiers du rayon de son orbite, comme la distance de laterre au soleil est les deux tiers de celle de Mars ausoleil. Une égalité si singulière , & que Copernic eutbientôt entrevue , devoir naturellement lui faire cher-cher dans le soleil une méthode pour sauver à la foistoutes ces inégalités.
Je ne parlerai pas des exceptions que ces règles éprou-voient , des suppositions qu’il falloit y ajouter pourexpliquer le mouvement des apsides , on trouveroit toutcela, si l’on en étoit curieux, dans le premier tome de
I’Almageste