Syflème des Egyptiens. $13
l’Almageste duP. Riccioli, expliqué avec un détail immen-se 6t une extrême exactitude.
Copernic , qui aimoit mieux les cercles concentri-ques que les excentriques , fe servoit d’un premier épi-pycle pour la première inégalité , ôc en faisant tournerle centre d’un second épicycle sur la circonférence dupremier, il auroit pu exprimer la seconde inégalité ; maison va voir avec quel succès il rejetta celle-ci fur lemouvement de la terre.
Puisque toutes les planètes décrivoient leurs épicy-cles précisément dans i’intervalle de temps qu'il leur fal-loir pour revenir en conjonction avec le soleil ( Ptol. 1 .XX. c. 6) , cette jeconde inégalité paroiísoit donc dé-pendre totalement du soleil , ainsi elle dût inspirer l’idéed’examiner fi un œil placé dans le soleil ne pourroitpas voir les choses dans un ordre plus simple , & si lesoleil ne seroit pas le véritable centre de tous ces mou-yemens , qui avoient tant de rapport avec lui.
DU SYSTEME DE COPERNIC.
\OjO. Ce fut l’embarras que trouva Copernicdans les hypothèses des anciens pour expliquer la secon-de inégalité des planètes (1068) , qui lui sit souhaiterde pouvoir les simplifier , ou en imaginer une qui fûtmoins absurde & moins compliquée , il nous apprenddans la préface de son livre de Kevolutionib'is Orbium ,que dans cette intention il avoir commencé par liretout ce qu’il avoir pû trouver là-dessus dans les anciensphilosophes, pour savoir s’il n’y en avoir aucun qui eûtattribué à la sphère d’autres mouvemens que ceux donton parloir depuis si long-temps dans les écoles ; voicice qu’il y trouva de plus remarquable.
Cicéron dit que ivìcetas de Syracuse , au rapport deThéophrafle , avoit pensé que le ciel, le soleil , laJune , les étoiles ne tournoient point chaque jour au-tour de la terre , mais que la terre feule tournant fur sonTome /, T 11