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Tome premier.
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514
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514 ASTRONOMIE, Liv. V.

axe avec une très-grande vitesse, faisoit paroître toutle reste en mouvement. ( Voyez ci-dessus art. 334). Plu-tarque raconte aussi que Philolaiis le Pythagoricien vou-loir que la terre eût un mouvement annuel autour dusoleil dans un cercle oblique, tel que celui qu’on attri-buent au soleil ( 333 ). Heraclide de Pont, & EcphantttsPythagoricien, attribuoient, à la vérité , un mouve-ment a la terre, mais seulement sur son axe', sembla-ble à celui d’une roue. Héraclide ôc les autres Pytha-goriciens soutenoient que chaque étoile étoit un mondequi avoit comme le nôtre une terre, une atmosphèreôc une étendue immense de matière éthérée : Aristote ,( de ccelo , lib. IL cap. 13.), dit auílì que les philoso-phes d’Italie appellés Pythagoriciens , plaçoient le feu aumilieu de l’univers, ôc mettoiént la terre au nombredes planètes qui tournoient autour du soleil comme leurcentre commun ( 333 ).

Diogène Laërce dans la vie de Philolaiis, dit queles uns lui attribuoient la premiere idée du mouve-ment de la terre, ôc que les autres l’attribuoient àNicetas : Philolaiis avoit été disciple de Pythagore ,ôc vivoit environ 450 ans avant J. C. (333) d’abordà Métaponte, ensuite à Héraclée, ( Plutarq. de genioS>cràtis ).

1071. On peut ajouter à ces idées sublimes desplus anciens philosophes, les passages où Séneque expli-que de la maniéré la plus philosophique les rétrogada-tions des planètes ; « il s’est trouvé des philosophes» qui nous ont dit, vous vous trompez , en croyant» qu’il y ait des astres qui rétrogradent ôc qui s’arrê-» tent , cette bisarrerie ne peut avoir lieu dans les» corps célestes ; ils vont du côté où ils ont été jettés ;» ils ne suspendent jamais leurs cours, ils ne changent« jamais lèur direction ; pourquoi donc paroissent-ils» quelquefois retourner en arriéré ; c’est le soleil qui» en est cause : leurs orbes ou leurs cercles font pla—» cés de maniéré à nous tromper dans certains temps ;