j2o ASTRONOMIE, Liv. V.
ler le mouvement de la terre, tout ce qui est éloignéde la terre nous fait appercevoir ce mouvement : noussommes fur un vaisseau qui fe meut paisiblement fans quenous nous en appercevions , mais celui qui est fur levaisseau voit les côtes ôt les villes s’éloigner de lui ,provehimur portu r terr<ecjue wbefque recedunr ; nous voyonsde môme les étoiles , les planètes ôt tout Je ciel fansaucune exception, fe mouvoir du même sens , ôt nousavertir de notre propre mouvement.
1078 * Tandis que l’on ne voit contre le mouvementde la terre aucune espèce d’argument , nous avons aucontraire une preuve bien physique ôt bien démonstra-tive de fa rotation diurne , par la diminution de pesan-teur des corps qui font fous l’équateur , diminution quiest proportionnelle à la force centrifuge qui naît de larotation de la terre, comme nous l’expiiquerons dans leXXII e livre, après avoir parlé de la figure applatie dela terre , qui est encore une autre preuve du mouve-ment diurne, L’aberration des étoiles , dont nous par-ferons dans le XVII e livre , ôt l’attraction universelledont nous donnerons tant de preuves dans le livre XXII,font encore des démonstrations physiques ôt positives dumouvement de la terre.
1079* Te mouvement diurne de la terre fur sonaxe une fois admis,.il devenoit plus facile d’admettreun second mouvement de la terre dans l’écliptique ; celui-çi étoit indiqué, par Je phénomène des stations ôt desrétrogradations des planètes ( 1067, 1181) qui devien-nent de pures apparences, quand on admet le mouve-ment de la terre , comme nous le ferons voir à la finde ce livre, ôt qui font des bi arreries incroyablesdans chaque planète , lorfqu’on suppose la terre im-mobile.
J O § O. C’est un phénomène observé dès le tempsd’Hipparque dans toutes les planètes , qu’après avoirparu fe mouvoir quelque temps d’occident en orient,suivant Tordre dçs signes, elles s’arrêtent peu-à-peu ôc
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