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Éclipses deLune.
Attentionspour les ob-server.
A STRONOMIE, Liv. XIV.
les télescopes ( 2408 ) ; car puisqu il s’agit seulementde bien voir des astres, il est indifférent qu on y em-ploie un télescope ou une lunette, si sun & Tautre gros-sissent également ; il est vrai que les télescopes fontplus aisés à manier ; mais les lunettes font plus facilesa faire, durent plus long-temps, & par conséquentsont plus communes que les télescopes.
2471* Hévélius avertit les astronomes de ne pas em-ployer pour les éclipses de lune des lunettes de 8 à 1 o pieds,ou au-delà, parce que sombre de la terre y paroît tropmal terminée ( Se/enog. pag. 468 ). On a vu la raisonde cette difficulté que l’on trouve ài bien observer leséclipses de lune ( 1788) ; c’est ce qui fait qu’on y emploiedes lunettes de 4 à f pieds seulement, dont l’ouverturesoit petite : on est persuadé communément qu’il estdifficile de faire cette observation mieux qu’à une minuteprès ; cependant le P. Hell, observateur très-connu, &dont le témoignage est bien recevable dans cette ma-tière , assure qu’on parvient à trouver la différence desméridens à 4 ou 5 secondes près,' par le moyen d’uneéclipse de lune ; pour cela il saut observer le momentoù í’ombre arrive à une des taches de la lune , ôc ilne suffit pas de considérer sombre à sendroit seul quiest le plus près de la tache , mais il faut que l’œil enparcoure la circonférence ôc la courbure, pour voir lielle forme un arc non interrompu , passant fur le bord dela tache que l’on observe ; il faut aussi tâcher de choisirun terme de sombre, c’est-à-dire , une circonférenced’un certain degré d’obscurité, pour employer une ombrede la même densité pendant toute la durée de sobser-vation ; on doit choisir les taches les plus grandes pourobserver simmersion de leurs deux bords , ce qui estplus facile que d’estimer le milieu de la tache ; enfin ilfaut observer au moins vingt ou trente taches différen-tes , dans leurs immersions & dans leurs émersions.
2 47 2. Le P. Hell trouve par ce moyen que l’éclipsede lune du 22 Novembre 1760 , observée à Paris parM. MeíGer, avec un excellent télescope de 30 pouces