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LIVRE QUINZIEME.
DE LA GRANDEUR ET DE LA FIGURE
DE LA TERRE.
2 6 l ^ L A terre que nous habitons est de toutes lesplanètes celle qu’il nous importe le plus de connoître,car fa grandeur absolue doit servir d’échelle ôc de ter-me de comparaison pour toutes les autres grandeursque nous avons à mesurer ; comme on Ta vu dans letraité des parallaxes ( 1746 ). Si nous avons différé jus-qu'ici à parler de la terre, c’est que la déterminationexacte de sa figure , telle qu’on a voulu savoir dans cesderniers temps, suppose la connoiífance ôc l’usage desmeilleurs instrumens d’astronomie, dont le XIII e . livrerenferme la description :
Nous avons déja indiqué la manicre dont on s’y est prisautrefois, pour connoître la grandeur de la terre (38), oucelle d un de ses degrés; il suffit de savoir combien ily a de lieues, ou de toises entre le lieu P (fig. 21 6)qui voit une étoile £ à son zénit, ôc le lieu A où lamême étoile paroît éloignée du zénit d’un degré ; ôcd’où l’on voit le soleil à midi plus ou moins élevé d’undegré que dans le lieu P ; c’est ce que firent autrefoisEratosthène ôc Posidonius ( 40 , 350, 359); mais avecpeu d’exactitude.
2626. Le stade étoit, suivant Pline, de 625 pieds,( L. II. c. 23 ). Or le pied Romain antique étoit de 10P.i o^L. 9 ( Voyez M. de la Condamine , Mem. acad. 1757,jag. 363, 410 ) ; donc le stade de Pline étoit de 94 {toises. Or suivant Pline , le degré de la terre est de700 stades ; donc íî ce sont des mêmes stades , on a66 mille toises pour le degré, suivant l’opinion de Pline,au lieu de 57 mille que nous trouvons aujourd’hui(2651 ) , ensorte que nos mesures font le diamètre de
pi. xxx.Fig. 11 6,
Sentimentdes anciensfur la gran-deur de laterre.