84 ASTRONOMIE, Liv. XV.
la terre plus petit d’un septième que les mesures deaanciens, c’est-à-dire, d’Eratosthène. Cependant com-me la valeur des stades Grecs & Egyptiens est fort équi-voque , on peut voir à ce sujet le P. Riccioli , Gec-graphia reformata , ôc les mémoires de l’académie desInscriptions, tom. XVIII. pag. zq.6, tom. XXIV. pag .
5 0 6 , tom. XXVI. pag. 92 , &c.
2627* Au lieu du stade Romain, l’on a cru qu’ilfalloit choisir les stades Egyptiens pour faire cadrer lesopérations des anciens avec les nôtres. Le nilomètredu caire ou le devakh qui sert à mesurer la crue deseaux du Nil est marqué sur une ancienne colonne demarbre , placée dans une isle entre deux bras du Nil vis-à-vis du Caire ; ce devakh est la mesure la plus authen-tique & la mieux conservée qui nous reste de l’anti-quité. Suivant M. Greaves, la coudée de ce nilomètreà 1 pied, 824, mesure d’Angleterre ; suivant M. le Roi,20P. 544 mesure de Paris; d’où il suit que le . stadede 600 pieds Egyptiens devoit avoir 114 toises, c’estcelui que M. Fréret applique à la mesure d’Eratosthène( Z 50 ) ; il s’en suivroit que le degré, suivant les an-ciens, étoitde 79891 toises, au lieu de 568.-20 que noustrouvons actuellement pour la latitude d’Alexandrie, ileût été trop grand de j de fa véritable valeur.
262F. M. le Roy, de l’académie des Inscriptions,dans un mémoire intitulé : Recherches fur les mesuresGrecques , p. 41 ( a ), choisit comme la plus exacte une an-cienne mesure de la terre, attribuée à Posidonius quidonnoit 500 stades au degré, c’est celle qui fut adop-tée par Marin-de-Tyr, ôc par Ptolomée ; M. le Royc roi t qu’elle étoit en stades Egyptiens, qu’il évalue à684 f pieds ; ainsi les 500 stades feroient 57067 toises,
6 cette mesure du degré scroit d’une exactitude biensingulière. » Cependant ( dit M. le Roy ) supposer qu’Era-» tosthène se servît du stade Grec qui étoit de 569?, ce
(’) Voyez aussi Les Ruines des I par M. le Roy, chez Musier fils j,flux beaux. Monumens de la Grèce , J 1770. z vol. in-folio.