Premièreconjecturefur la figurede la terre.
toi ASTRONOMIE, Liv. XV.
terre entière, en la supposant sphérique ; mais fi la terren’est pas ronde les 360 degrés doivent être différensentre eux ( 2661 ), & celui des environs de Paris nefera plus la 360 e . partie de la circonférence de la ter-re; ce fut pour s’en assurer que l’académie des‘Scien-ces de Paris songea en 1683 à se procurer la mesurede plusieurs degrés fous dissérentes latitudes, pour voirfi ces degrés étoient égaux, comme ils dévoient he-tre en supposant la terre sphérique; nous verrons bien-tôt ce qui en résulta.
2656- Je ne sais pas à qui l'on dut la premièreconjecture qui donna naissance à toutes ces recherches ;je trouve seulement que M. Picard, dans l’article IV,de fa mesure de la terre , publiée en 1671, parle d’u-ne conjecture qui m avoit déja été propose dans l’assemblée,que supposé le mouvement de la terre , les poiefi devroientdescendre avec moins de force fous r équateur que fous lespotes , ôc‘ M. Picard observe que delà il en résulteroitune différence sur les pendules qui battent les secondes( 2699 ) ; il ajoute qu’on a fait à Londres , à Lyon &cà Bologne en Italie quelques expériences, d’où il sem-ble qu’on pourroit conclure que les pendules à secon-des doivent être plus courts à mesure qu’on avancevers lequateur, mais qu’on n’est pas suffisamment in-formé de la justesse de ces expériences pour en con-clure quelque chose ; d’ailleurs , dit-il, on doit remar-quer qu’à la Haye, où la hauteur du pôle est plus gran-de qu’à Londres, la longueur du'pendule exactementdéterminée par le moyen des horloges a été trouvée lamême qu’à Paris.
2 6^7- On ne savoit donc encore rien de positifen 1671 , sur la figure de la terre & sur la diminutiondu pendule sous l’équateur ; mais la même année M.Richer fut envoyé à Cayenne, & parmi les objets deson voyage nous voyons qu’il étoit chargé par l’acadé-mie d’observer la longueur du pendule à secondes ; ilpartit de Paris par ordre du Roi, au mois d’Octobre1671 ; il arriva à Cayenne le 22 Avril 1672. Pans le