Changemens de l'Ecliptique. 153
& cela est d’accord avec la formule de fart. 2729 ; íìdonc la procession observée est de i° 23' 50" entre 1700& 1800 (917); il y a 40" pour faction de toutes lesplanètes, ôc i° 23' >o" ou 49" 9 par année pour fac-tion du soleil & de la lune sur f équateur terrestre ,qui est la cause principale de la précession des équi-noxes ( 3561 ). On trouvera de même pour le premiersiècle de notre Ere que la précession augmentoit de26" 3 , ôc distribuant cette augmentation fur les 18 siè-cles , on a pour la précession totale 1° 24' 36" 3 depuisfan o jusqu’à f année 100 de J. C. : en conséquenceil est aisé de calculer une table pour les 18 siècles.
1 74 5 * La période entière de la précession des équi- Grandsnoxes , la grande année ou le retour des étoiles aux a:illée *mêmes longitudes, en supposant la précession moyennede i° 23/ 10" par siècle est de 23972 années Juliennes ;mais on voit par ce qui précède que les attractionsdes planètes diversifiées de tant de façons différentes , *
rendent cette période fort inégale, Ôc fort incertaine.
2 746 . On trouvera de même que f obliquité def écliptique diminuoit de 20 " 5 dans le premier siècle;ainsi prenant un milieu, dans f espace de 1900 ans,ou depuis Hipparque jusqu’à nous, on voit que la pré-cession des équinoxes a augmenté de 21'par f attrac-tion des planètes, ôc que f obliquité de f écliptique adiminué de 26 ' -j-, ce qui donne 23 0 3 3'pour f obliquitéau temps d’Hipparque. Ces calculs supposent la malle Obliquité i!ude Vénus égale à celle de la terre, ôc celle de la terre iVtemld'Hip-telle que Newton fa trouvée ( 3403 ). La conformité parque,de cette théorie avec les observations d’Hipparque, estun nouveau degré de confirmation, soit pour les obser-vations qui prouvent la diminution de f obliquité de1 écliptique , soit pour la théorie précédente , qui faitvoir la cause de cette diminution ; c’est d’après ces ré-sultats que j'ai mis à la fin du catalogue des étoiles,la table des variations des étoiles en longitude ôc enlatitude pour un siécle, calculée par M. de Chaligny.
Tome III. V