208 ASTRONOMIE, Liv. XVII.
planète (fig. 233 ) , que je suppose immobile pendant quela terre va de A en B , en donnant à la terre la sommedes deux mouvemens ou leur différence ; ensorte que lemouvement de la planète vu de la terre, qui est le résultatdes deux mouvemens, soit égal à sangle A C B pendantque la lumière est parvenue de C en B ; suivant nos prin-cipes l’œil arrivant en B reçoit deux impressions, l’unesuivant CB , l'autre suivant FB , ainsi il n’éprouvera qu’uneimpression composée , suivant la diagonale DB, Ôc la pla-nète lui paroîtra en D , au lieu de paroître en C ; la dif-férence est sangle CBD égal à sangle ACB , c’est-à-dire,nu mouvement de la planète vu de la terre. On peut voirdes formules & des méthodes particulières de M. Clairautà ce sujet, dans les mémoires de sacadémie pour 1741s ,& celles de M. Euler , dans les mémoires de Berlin pour
1746, Tom. I ï,
2 8 5 I • Exemple. La lumière emploie 8' 8" à venirdu soleil jusqu’à nous ( 2806 ), le mouvement du soleilpendant ces 8' est de 20", d’où il fuit que le soleil a 20"d’aberration en longitude , en tout temps ; & commef aberration fait paroître la planète du coté où va la terre,opposé à celui où la planète paroît aller, il s’ensuit que sila longitude est croissante saberration la diminue, & ilfaudra sôter de la longitude calculée pour avoir la longi-tude apparente. II en sera de même de la latitude, de sas-icenfion droite, de la déclinaison, pourvu qu’on prenne lemouvement géocentrique en latitude, en ascension droite,en déclinaison pendant le temps que la lumière emploie àvenir jusqu’à nous.
2852. Si l’on nomme m le mouvement diurne vu dela terre , d la distance de la planète ou de la comète à la
terre, saberration sera
m. d. 8 '248
ou
m. d. 20
5S
. Ainsi en ajou-
tant le log. constant 0,93292 avec ceux du mouvementdiurne géocentrique de la planète exprimé en minutes, &de fa distance à la terre, en supposant celle du soleil égaleà sunité , on aura le log. de saberration en secondes.
[Voici des tables pour les cinq planètes, avec lesquelles
on