'Phénomène
dcLuiutaiion.
212 A STRONOMIE, Liv. XVII.
» soient occasionnées par quelque changement dans le» secteur , je ne suis pas encore en état de les détermi-» net ». M. Bradley n en fut que plus ardent à conti-nuer ses observations pour déterminer la période ôc la.loi de ces variations ; il demeura presque toujours àWansted jusqu’en 1732 , qu’il fut obligé d’aller à Oxford,pour remplacer M. Halley; il continua d’observer avecla même exactitude toutes les circonstances des change-mens de déclinaison sur un grand nombre d’étoiles. Cha-que année il voyoit les périodes de l’aberration se réta-blir suivant les règles que l'on a vues ci-deffus ( 2.827 );mais d’une année à l’autre il y avoit d’autres différen-ces ; les étoiles situées entre l’équinoxe du printemps &le solstice d’hiver se trouvoient être plus près du pôleboréal, & les étoiles opposées s’en étoient éloignées ;il commença de soupçonner que Faction de la lune surFéquateur, c’est-à-dire, sur la partie la plus relevée dcla terre pouvoit causer une variation ou un balance-ment dans l’axe de la terre : son secteur étant demeuréfixe à "Wansted , il continua d’y venir observer souvent,& il s’est trouvé en état en 1747 , de prononcer fur lacause de ce phénomène ; nous allons rendre compte decette nouvelle découverte d’après M.. Bradley lui-même( Phil. trans n°. 485. vol. 45. Janv. 1748 ).
1 S 5 7 * En 1727, le nœud ascendant de la lune coir-couroit avec Féquinoxe du printemps, de sorte que lalune s’écartoit de Féquateur dans ses plus grandes latitudes-de 28° 7 ; en 1736, le nœud ascendant s’étant trouvédans Féquinoxe de la balance , la lune ne pouvoit plus.s’écarterde Féquateur que de iS°7, de sorte que son or-bite étoit plus éloignée de Féquateur de io° en 1727 -qu’en 173 6 , ce qui rendoit son attraction plus sensible.
M. Bradley observa en 1727, par le changement dedéclinaison des étoiles voisines du colure des équinoxesque la préceílion des équinoxes étoit plus grande que lamoyenne ( 285-y ) , & cependant les étoiles situées pro-che le colure des solstices, paroisse lent se mouvoir d’unemanière contraire aux effets de cette augmentation ; les.