Hévéliustrouve que lesorbites desplanètes fontdes paraboles.
zi6 ASTRONOMIE, Liv. XIX.
1680, dans lequel il s’efforce de prouver que !a comètequ’on avoit vue à la fin de Novembre le matin est dif-férente de celle qui parut à la fin de Décembre le soir &à l’orient du soleil ; il croyoit que celle-ci étoi: la mêmequ’on avoit vue en IJ77, tournant en 29 mois ôc demiautour de la terre. M. Castini étoit encore persuadé decette hypothèse en 1699. ( Mêm. acad. 1 699 , pag. 39 ).II essayoit par ce moyen d’expliquer les retours de quel-ques comètes qui avoient paru suivre à peu-près lesmêmes traces ; il s’y prenoit d’une manière ingénieuse, &il eût réussi à prédire leur retour, s'il avoit eu l’idée decalculer leurs mouvemens vus du soleil, au lieu d’en fairedes satellites de la terre.
3017* Hévélius me paroît être celui qui dans cettethéorie fit d’abord le plus grand pas, puisqu’il jugea lepremier, non-seulement que la route des comètes étoitcourbée vers le soleil ; mais encore que cette courbureétoit parabolique. Weidler écrit que l’ouvrage de Doér-feld , imprimé à Plawen en 1681 , étoit le premier livreoù l'on eût démontré que la parabole pouvoit représenter lemouvement des comètes; Doërfeld appliqua en effet cetteméthode à la comète de 1680 ; mais il en avoit pris l’idéedans la Cométographie d’Hévélius, imprimée dès l an1668 , ôc il l’annonce dans le titre même de son ouvrage.Hévélius pavoissoit d’abord très-porté pour le mouve-ment rectiligne : Cometa nullo alio motu quam reBilineo con-citantur. (Hevel. cornet, pag. 569). Motum propemodum
retfum, pag. 561 ). Propemodùm reBa trajiciuntur . gau-
dent hocce itnico motu ferè reBo , (p. 568 ). Cornet a non nihilà reBa linea perfeBione exorbitare videtur , ( pag. 641 ).Fauxillùm tantum à linea reBa incurvatur, ( pag. 684 ),ôcc. D’ailleurs il s’en falloit de beaucoup qu’il ne mît le so-leil au foyer de la parabole ; Doërfeld est le premier quien ait eu l’idée, Hévélius ne mettoit pas même le soleildans le plan de cette courbe. Aussi Gregori ( L. l r . SeB . 7 .prop. 2 ) met Hévélius au nombre de ceux qui ont sou-tenu le mouvement rectiligne des comètes, ôc M. Pingrétrouve qu’il a raison ; voici cependant ce qu’on lit dans la