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vent s’en éloigner, dit-il, ou par Timpulíìon des rayonssolaires , comme le peníoit Képler , ou plutôt par lararéfaction que la chaleur produit dans ces atmosphères.
II confirme ce sentiment par la comète de 1680 ,qui au mois de Décembre après avoir passé fort près du so-leil, répandoit une lumière beaucoup plus longue & plusbrillante quelle n'avoit fait au mois de Novembre avant sonpérihélie ; cette règle est même générale, & lui paroît suf-fisante pour prouver que la queue des comètes n est qu’unevapeur très-légere, élevée du noyau de la comète parlaforce de la chaleur. M. Euler y ajoute l’impulsion de lalumière ( Mém. de Berlin , année 1746, pag. 121 ). Onn’a guère vu de queue plus grande que celle de la comètede 1680, parce qu’on n’a guère vu de comète passer siprès du soleil; le 18 Décembre 1^80 elle en étoit 166foisplus près que la terre. Cette comète recevoit une chaleur28000 fois plus grande que celle que nous éprouvons ausolstice d’été; la chaleur de l’eau bouillante est trois foisplus grande que celle qu’une terre sèche reçoit alors duChaleur de soleil, ôc la chaleur d’un fer rouge trois ou quatre fois plusde grande que celle de l’eau bouillante, suivant l’estimationde Newton; ainsi la comète de 1680 dut être échaufféeenviron deux mille fois plus qu’un fer rouge , & un globede fer de même diamètre auroit conservé fa chaleur plus de50000 ans , ( Newton , Tom. III , pag. 640 édit. de 1742 ,Phil. trans. n° 270 ). M. de Buffon estime que ce calcul deNewton doit être réformé dans plusieurs points, & il sepropose de publier des expériences très-çurieuses fur lachaleur ôc le refroidissement des métaux.
£.';plication L’atmosphère du soleil a été employée par M. de Mai-de M.Mauan. ran , p 0ur expliquer la formation des queues des comètesdans son traité fur les aurores boréales ( 849 ). II faut voirauffi l’explication du P. Boscoyich, dans la dissertationimprimée à Rome en 1746.
Cométogra- Je finis cet article des comètes, en annonçant un traité^Pingr’ 6 ^ ur k même matière où M. Pingré nous promet l’histoire,^ ' les observations ôc les théories des çomètes dans le plusgrand détail,
uvre;