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Tome troisième.
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* z86 ASTRONOMIE, Liv. XX.

tre les durées des rotations, & celles des révolutions ; ce-pendant M. le Chevalier de Goimpy dans le journal desSavans (Janv. 1769 ) a donné des rapports qui pourroienttenir aune loi générale, ôc M. de Mairan s’en étoit déjaoccupé, {Àiém. acad. 1729).

3 L 2 3 • La rotation du soleil est la première qui ait étédécouverte, ôc c’est auísi la plus sensible ; les taches quiparodient de temps en temps fur le soleil ont fait décou-vrir ce mouvement, ôc nous fervent encore à l’obferver.La première découverte des taches du soleil est contenuedans un grand ouvrage intitulé : Ros a ( a ) (Jrsina, fiveSolíx admirando facularum <& macularum fuarum phœnomeno"varìus , à Chri/ìophoro Scheiner , Germant j Suevo , è Socie~tate Je/u, 163 o , in-folio 774 pages ; l’imprestion de cetouvrage fut commencée en 1726, à Bracciano en Italie,ôc finie au mois de Juin 1630.

Découverte 3 12 4 * Le P. Scheiner étoit Professeur de Mathé-£olcii ClieS dU mat ^ ( î ues a Ingolstadt au mois de Mars i 5 ii , lorsqu’enregardant un jour le soleil avec une lunette d’approche, autravers de quelques nuages, il apperçut pour la premièrefois les taches du soleil, ôt les fit voir au P. Cysati ôc àplusieurs de ses Disciples ; le bruit s'en répandit bientôt :on sollicita le P. Scheiner de publier cette découverte ;mais comme ce phénomène paroiffoit fort contraire auxprincipes de la Philosophie de ce temps-là, ses supérieurscraignirent qu’il ne vînt à se compromettre, & ses pre-mières observations ne furent publiées que fous un nomsupposé, Appelles poft tabulam , par un Magistrat d’Augs-bourg , nommé Veíser, à qui le P. Scheiner en avoit écritîe détail aux mois de Novembre ôc de Décembre i 5 í i ,& qui publia ses trois lettres le 5 Janvier 1612, ( RofaUrJ. pag. 18).

v 3 I 2 5. Galilée écrivit contre Scheiner en 1619 , dansson discours fur la comète de 1 6 \ 8, ôc en 1623, dans sonouvrage qui a pour titre 11 Saggiatore, (c'est-à-dire, celui

C a ) Le nom de Rofa Urjìna vientde la tose qui est une partie des ar-moiries d’un Duc de Bracciano de la

Maison des Uilìns, à qui ce livre futdédié.