Quatre sor-tes de libra-tions.
PaíTiige deGalilée.
Libration
diurne.
4 to ASTRONOMIE, Liv. XX.
variation ; les taches paroissent d’environ trois minutesplus ou moins éloignées des bords ; la différence va mêmequelquefois à un huitième de la largeur du disque lu-naire. ( Voyez la seconde colonne de la table , Z199 ).
3175. II y a quatre sortes de librations, la libra-tion diurne qui est égale à la parallaxe horizontale , lalibration en latitude qui vient de ^inclinaison de l’axede la lune fur l’écliptique, ôc la libration en longitudequi vient des inégalités du mouvement de la lune dans sonorbite ; enfin il y a celle qui provient de l’attraction de laterre sur le sphéroïde lunaire. Les deux premières libra-tions furent reconnues par Galilée , la troisième par Hé-vélius ôc Riccioli ; la quatrième a été sur-tout discutéedans la pièce qui a remporté le prix de l’académie en1764, ( Z '85 )-
3176. Galilée qui le premier observa les taches de lalune après la découverte des lunettes, ( Nuncius fyde-reus , 1610, pag. 16 ) , fut auíïï le premier qui remarquala libration de la lune.
« La lune, (dit-il), par un rapport naturel & une espèce» de sympathie avec la terre, tourne autour du centre de» la terre, ôc lui présente toujours une même partâe déter-» minée de fa surface ; ensorte que la ligne qui joint leurs» centres, passe toujours par un même point de la surface«de la lune ( a ). Delà il suit qu’un observateur qui du» centre de la terre regarderoit la lune, verroit toujours» le même disque de la lune terminé par une même cir-» conférence ; mais quand on est à la surface de la terre ,» le rayon mené au centre du globe lunaire , ne passe point» à l’endroit de la surface de la lune où passe la ligne des» centres, si ce n’est dans le cas où la lune est au zénit.» Quand la lune se leve ôc se couche , le point de la sur-» face où tombe le rayon visuel, est plus haut que le» point où passe la ligne des centres, ôc par conséquent» l'on voit alors une portion de l’hémisphère de la lune» vers le bord supérieur, ôc l'on perd vers le bord infé-
( a ) Cette ide'e-là n’est exacte que pour ce qui concerne la librationdiurne.