Libration de la Lune. 4 r7
gène, & le degré d’aplatissement tel qu’il résulte de laforce centrifuge de la lune , ôc de faction de la terre surla lune supposée homogène, on ne trouveroit la précessionque de 6 \" par mois, au lieu de i° 2íf, c’est-à-dire , qu’ontrouveroit 85 fois moins que ne donne f observation; il fau-droit donc supposer l’allongement de -—-7, pour trouveri° 25' de précession lunaire à chaque mois ; mais cettequantité pourroit s’y trouver en effet, fans être apperçue,ni par la figure des phases, ni par la différence des dia-mètres de la lune , lors même que son grand axe scroit leplus éloigné de la direction de notre rayon visuel ; onpeut donc croire que la figure allongée de la lune est lacause de sa rotation ôc de sa libration , Ôc du mouvementde son équateur. Dans ce cas-là, il pourroit bien se fairequ’elle ne suivît pas bien exactement la loi des distancesà fapogée , que j’ai expliquée ci-dessus (3181), mais juí-qu’ici on n’y a pas remarqué de différence bien sensible ;d'aílleurs la libration de la lune a été trop peu observéepour qu’on ait pu connoître parfaitement toutes ces iné-galités. Je n’ai pû dire qu’un mot de ces causes physiquesde la libration, fur lesquelles il faut consulter les ouvra-ges de M. d’Alembert ôc la pièce de M. de la Grange ,qui sera publiée dans le IX e volume des pièces des prix.
JI 8 7 - Après avoir parlé de la cause physique de lalibration de la lune, je vais la considérer dune manièrepurement astronomique, ôc détailler ce'qu’on a fait jus-qu’ici pour observer les loix de son mouvement de rota-tion. M. Cassini trouva le premier que les phénomènes Explicationde la libration se réduisoient à un mouvement uniforme de deiaLbration,rotation autour d’un axe différent de celui de l’orbite lu-naire ; il détermina la position de cet axe par observation,ôc trouva l’inclinaison de l’équateur lunaire sur l’éclipti-que de 2°|, l’inclinaison sur l’orbite de 7°J, ôc les nœuds del’équateur lunaire fur l’éciiptique, d’accord avec les nœuds.de l’orbite lunaire , comme M. Cassini le fils fa expliquédàns les mémoires de 1712, ôc dans ses élémens d’astro-nomie.
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Tome III.