Immensitéde l’univers.
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qui l’environnent, on doit présumer la même chose dechaque étoile.
3 2 49* II y a eu des écrivains aussi timides que reli-gieux , qui ont réprouvé ce système comme contraire à laReligion ; c’étoit mal soutenir la gloire du Créateur : sil’étendue de ses ouvrages annonce fa puissance, peut-onen donner une idée plus magnifique & plus sublime ? Nousvoyons à la vue simple , plusieurs milliers d’étoiles ,il n’y a aucune région du ciel où une lunette ordinaire n'enfasse voir presque autant que l’oeil en distingue dans toutun hémisphère ; quand nous passons à de grands télesco-pes , nous découvrons un nouvel ordre de choses , & uneautre multitude d’étoiles qu’on ne soupçonnoic pas avecles lunettes ; & plus les instrumens font parfaits, pluscette infinité de nouveaux mondes se multiplie ôc s’étend :^imagination perce au-delà du télescope , elle y voit unenouvelle multitude de mondes, infiniment plus grandeque celle dont nos foibles yeux appercevoient la trace ;l’imagination va plus loin, elle cherche des bornes ; quelspectacle ? La seule difficulté qu’un Philosophe peut avoirsur l’existence des habitans de tant de millions de planè-tes , c’est l’obscurité des causes finales qu’il est bien dif-ficile d’admettre , quand on voit les erreurs où font tom-bés les plus grands philosophes , Fermât, Leibnitz,Maupertuis, &c. en voulant employer ces causes finales,ou ces suppositions méthaphysiques de prétendus rapportsentre les effets que nous connoissons & les causes quenous leur assignons, ou les fins pour lesquelles nous lescroyons exister.