ET DU REFLUX DE LA MER. 13ip. Jean Pic, dans son ouvrage contre les Astrolo-gues (liv. III, chap. XV), fit sur tout ses efforts pourexpliquer les marées indépendamment de la lune, {Ric-cioh Alrnag. novum , T. 11, p. 374-). Mais la plupart desPhysiciens ne purent s’empêcher de reconnoitre la lunepour la cause des marées. Tels furent Pline (voyez ci-deffus, art. 9); Pytheas, au rapport de Plutarque, {dePíacitis Phdojophorum , lib. III, cap. XVII, voyez sur-tout sédition de Coríini, Florence 1750) ; César mêmelorsqu’il dit : Eadem nocle accidu ut effet luna plena quee ma-ritimos ccfìus maximos , inOceano effeere confuevit { Com-mentarior. lib. IV). Mais la difficulté consistoit à imaginerde quelle maniéré cet effet étoit produit par la lune.
L,es uns disoient que la lune échauffoit ôc raréfioit leseaux, ce qui augmentoit leur volume, ôc produisoit leurintumescence. D’autres disoient que sinfluence de la lunesur les liquides augmentoit le volume de la mer, commeelle rendoit les coquillages plus pleins. Quelques-uns di-
l'oient que les exhalaisons souterraines étoient excitées &soulevées par faction du soleil ôc de la lune. Le P. Four-nier, dans son Hydrographie , ouvrage d’ailleurs estimablea également recours à ces vapeurs souterraines, qui serépandent, dit-il, dans seau, ôc sagitent, comme les hu-meurs qui portent la fievre dans le sang.
20. Les mouvemens diurne 6c annuel de la terre su- systêmcdcGarent sur-tout employés pour sexplication des marées; 6c là-Galilée avoit donné à cette explication une certaine cé-lébrité. II paroít par un passage de Plutarque , dans lechap. XVII, que parmi les anciens, on avoit eu cetteidée .U n Mathématicien, nommé Seleucus , qui admettoitle mouvement de rotation de la terre, disoit que le mou-vement de la lune contrariant celui de la terre, les flotsqui se trouvoient entre ces deux corps étoient accumu-lés ôc formoient la marée. Galilée obfervoit, fans nom-mer Seleucus, que le mouvement de la terre n’étantpoint contraire à celui de la lune , cette opinion n'é-toit pas fondée, {de fijlemate mundi , dial. 4, p. 34.3 ) ; ilen substitua une autre fondée sur sinégalité du mouve-