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Tome quatrième.
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ET DU REFLUX DE LA MER. 45

nest pas celui de la plus grande marée ; en effet ; ellen'arrive jamais le jour même de la syzygie ; cest engénéral 36 heures après, mais dans certains endroitselle retarde encore plus. II en est à peu-près de mêmedes marées des quadratures ; en forte que létat des ma-rées est tel quil devroit être un jour & demi auparavant,fi la mer prenoit austi-tôt létat & la figure que les forcesdu soleil ôc de la lune font capables de lui donner ; onle savoir aussi d u temps de Pline ( 9 ). Cest cet effet delinertie fur lequel M. Euler a donné fur-tout de favanscalculs dans fa piece fur les marées ( prix de 1740 ,pag. 296 ). On pourroit y ajouter une seconde raison,cest que les forces étant les plus grandes dans les fyzy-gies, elles varient très-peu aux environs de ces points- ; il nest donc pas étonnant que limprelfion quellesont données à lOcéan fe continue encore quelque temps,malgré la petite diminution des forces , qui a lieupendant les 36 heures suivantes, & que leffet par con-séquent aille en croissant, quoique la force ait commencéà diminuer.

M. le Gentil a observé constamment, à Madagascar,que les grandes marées des équinoxes arrivent z 5 heuresaprès la nouvelle lune, ôc celles des solstices, 48 ou 50heures après les nouvelles lunes.

Newton avoit déja dit, quà Plimouth ôc à Bristolles plus grandes marées nétoient pas les premieres aprèsles fyzygies, mais les troisièmes ; ôc il paroît que cestdaprès les Observations de M. Colepreff, faites à Pli-mouth, ôc rapportées dans les Tr an f. philos, de 1668,ôc celles de M. Sturmy, faites près de Bristol, ôc rappor-tées dans les Tranf.de 1 666 .

Richer trouvoit à Cayenne que cétoit vers le troisiè-me jour quarrivoient les plus grandes marées ( Observa-tions Ajlron. p. 6 7. ).

Mais fur la côte de Flandre, la marée entre plusdifficilement, le retardement est de trois à quatre jours;les plus grandes marées arrivent quatre jours après les