Troisième Phé-nomène des ma-rées.
46 TRAITÉ DU FLUX
syzygies , ôc les plus petites quatre jours après les qua-dratures ( Mémoires de Bruxelles , T. I, pag. 134).
Newton avoir déja fait cette remarque : les plus grandesmarées, dit-il , dans les détroits ôc dans les embouchu-res des fleuves , ne font que le quatrième, ôc même lecinquième jour après les syzygies.
Ainsi pour faire des calculs exacts fur les marées, ilfaudroit déterminer ce retardement des marées dans dif-férens jours de la lune pour chaque Port, comme ondétermine celui de chaque jour, qu’on appelle établis-sement du Port.
6 1. Mais puisque dans les mers plus libres, cet effetne retarde que de 36 heures, nous supposerons cettequantité dans les articles suivans ; ainsi quand nous pren-drons la distance de la lune à la terre, son élongationau soleil , & sa déclinaison pour calculer une marée,nous prendrons celles qui avoient lieu 3 6 heures avantcette marée ; car puisque la marée qu’on observera, parexemple, demain au soir vers minuit, est produite parfaction de la lune qui a lieu aujourd’hui vers midi,comme le prouvent les marées des syzygies 6c des qua-dratures , également d’accord fur ce point-là (73),tous les élémens du calcul doivent être ceux qui ont'lieu aujourd’hui, ôc nous y aurons égard dans les réglésde fart. 85.
62. Le troisième phénomène général ôc incontestabledes marées consiste en ce qu’elles font beaucoup plus for-tes quand la lune est périgée , que -quand elle est apo-gée. Cet effet est si sensible qu’il y a des quadratures où1 élévation des eaux est égale à celle des syzygies, ôc celapar le seul effet de la proximité de la lune à la terre{Mém. de l’slcad. 1721, p. 162.). La hauteur de la merà Brest dans les syzygies périgées surpasse de plys de 5pieds la hauteur dans les syzygies apogées, ôc cet effetest si constant que, fur plus de 140 observations faites aBrest, M. Castìni n’en trouvoit pas une qui ne fût con-forme à cette réglé {Mém. de 1712, p. 93. Mém. 1714,