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Tome quatrième.
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82 9 TRAITÉ I)U FLUX

gzles qu’elles ne devroient hêtre fans cette raison : enconséquence , M. Bernoulli prend le milieu entre lesdeux marées d’un même jour pour les rapprocher de lathéorie. On sent bien que le mouvement diurne est troprapide pour que les marées puissent en suivre toutes lescirconstances , par un changement continuel de directionôc de vitesse dans des oscillations qui se succèdent de si près.On a cherché à déterminer par le calcul des oscillationsd’un fluide, la différence des deux marées d’un même jour(Mém . de l’Acad. 177 6 , pag. >99 ) ; maison ne connoîtpas assez la nature des fluides, ni la maniéré d’en traiterles équations, pour qu’il soit nécessaire de nous en occu-per ici ; le principe de la gravitation universelle, pourêtre à l’abri de toute objection , à cet égard , n’a pasbesoin de ce grand appareil de calculs ôc d’hypotheses ; ilest assez évident que deux oscillations consécutives, quidevroient être inégales, se contrarient & se mêlent nécessai-rement, ce qui doit diminuer l’indgalité des marées; mais iln’y a que l’observation qui puisse en déterminer la quantité.

La marée de la 9 On ne voit point dans l’explication précédente den ránd« st ? ellc pluS fondement à sopinion où sont les Marins, qu'en généralla marée de la nuit monte plus que celle du jour ; peut-être cela vient-il de la densité de l’air qui est plus grande lanuit, 6c qui fait que l’effort du vent est plus considérable.Peut-être est-ce un préjugé fondé fur quelques faits particu-liers observés dans des cas où la lune feule en étoit la cause.

Par exemple, le Capitaine Cook, dans son premiervoyage autour du monde, observa le n Juin 1770, quela marée sur la côte de la nouvelle Hollande à i;° delatitude , monta beaucoup plus à onze heures du soirqu’elle n’avoit sait pendant le jour ; mais j'ob serve que lalune passoit au méridien presque à son zénit ; 6c dansle passage inférieur , le sommet du sphéroïde aqueuxdevoit passer à 50° du zénit; ainsi l’une des marées devoirêtre plus grande que l’autre.

II est vrai que le Capitaine Cook ajoute qu’il sit lamême remarque pendant 1 5 jours : à la pleine lune 6c àla nouvelle lune les eaux de la mer dans la riviere de la Baye