ET DU REFLUX DE LA MER. g 5
de la Trinité , montoient d’environ 9 pieds le soir, & lematin à peine de 7, & le reflux qui précédoit le fluxdu soir , s’abaiisoit beaucoup plus que celui qui précédoit lamarée du matin. Cette différence fut exactement la mêmedans chacune des trois grandes marées qu’il observa , ôcelle fut sensible 6 à 7 jours, c’est-à-dire, environ 3 joursavant & ? jours après la nouvelle lune ou la pleine lune.{P kilos. Trans 1776, pag. 448. Journal de PkyJ. T.XIII , pag. 1 14. F'oyage de Cook , T. IV , pag. 7 ) ; maisl’Auteur ajoute que le vent étoit plus fort le jour quela nuit, ce qui pouvoit avoir occasionné cette différence,d’ailleurs, il ne spécifie pas les dates d’observations ; ainsije ne puis entreprendre de les expliquer. II ajoute quela marée des quadratures étoit fort petite ; on réexaminapas si la hauteur du jour différoit de celle de la nuit ;mais, autant qu’il s’en souvient, on n’y distiguoit aucunedifférence. Ainsi, à tout prendre , je ne vois pas encorede preuve suffisante de l’opinion vulgaire , que la maréede la nuit est plus grande que celle du jour.
Outre la différence qu’il y a entre les deux maréesconsécutives d’un même jour, il y en a une entre lesdeux parties d’une même marée , qui consiste en ce quela mer met plus de temps à descendre qu’à monter ;mais ce 11’est point par une cause astronomique ; nousen parlerons ci-après (art. 123 ).
Examen de La question : s les marées des équi -noxes font toujours Les pLus fortes.
94. Les marées des équinoxes passent pour être géné-ralement les plus grandes ; c’est une question qu’il s’agitd’examiner, soit par la théorie , soit par l’observation ,ainsi que je l’ai fait dans un Mémos e , où j’ai déja prouvéque les grandes marées des équinoxes n’ont lieu quedans certains cas (Mé/n. de l’Acad. \~jti , partie I ,pag. 297 ). ê
M. Cassni ( Mém. 1713 , pag. 273), dit que suivantNewton, l’effet du soleil & de la lune dépend de leur
L ij
Maries des équi-noxes , Newton aété mal compris.