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Tome quatrième.
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100 TRAITÉ DU FLUX

vais rapporter encore la fuite de ses preuves , en rap-

{ (rochant le calcul des distances de celui des déclinaisons dea lune. Le 24 Mars 1712, il y eut à Brest 20 pieds 7 pou-ces de marée , en comptant depuis la basse mer jusqu’à lahaute mer; la lune étoit éloignée de 977 parties, dont-ioco font la distance moyenne; ainsi elle étoit plus prèsde son périgée que de son apogée. Le 21 Juin 1712 ,elle étoit encore plus près de son périgée , ôt il y eut1 pied 5 pouces de moins ; savoir, 1 o pouces de dé-pression pour la basse mer, ôc 18 pieds 4 pouces dehauteur pour la pleine mer , ce qui fait 19 pieds 2pouces de marée totale , au lieu de 20 pieds 7 pouces.M. Cassini en conclud qu’il y avoit le 24 Mars 1712,quelqu’autre cause qui contribuoit à l’élévationde la marée:cela donne lieu, dit-il, de conjecturer, que toutes choseségales, les marées sont plus grandes dans les équinoxesque dans les solstices ( Mêm . 1713 , pag. 19)." Mais cen’est-là qu’un cas particulier : l’air étant beaucoup pluscalme au mois de Juin qu’au mois de Mars, il me semblequ’on ne sauroit tirer une conséquence aussi générale de lapetite différence que je viens de rapporter. D’ailleurs, si leplus grand effet des déclinaisons & des équinoxes réunisensemble, n’a fait que 17 pouces, il y auroit au moinsbeaucoup à rabattre de ce qu’on leur a voulu attribuer.

Les observations que M. Cassini rapporte ensuite neprouvent que l’effet des distances. Le 7 Avril 1712, il yeut 17 pieds 7 pouces de marée totale, la lune étantà 1032 ; le 30 Juin 1711 , 18 pieds 1 pouce , la luneétant à 960 ; le 14 Septembre 20 pieds 11 pouces ;la nouvelle lune étoit le 12, & à 969 de distance. Lamarée du 30 Juin se trouve plus forte que celle du 7Avril , & cela est une fuite de la distance ; aussi M.Cassini ajoute : « II paroît par ces observations que les» différentes hauteurs qu’on observe dans les marées dé-ì> pendent de deux causes, dont la principale, & qui» jusqu’à présent se trouve la plus contìrmée par nos ob-* servations , est la diverse distance de la lune à la terre;P la seconde est sa proximité, ou son éloignement de l’é-