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Tome quatrième.
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ET DU REFLUX DE LA MER. 30.7de terre à Callao, sur la côte du Pérou, que la mer s’étoitretirée au loin , 6c avoir laiíTé le rivage à sec ; qu’enfuitela mer étoit revenue avec tant de furie, qu’elle avoirinondé la ville ôc la forteresse de Callao, quoique situéesfur une montagne. Les vaisseaux qui étoient k la rade furenttransportés à une lieue delà dans les terres, les hommes ôcles bestiaux furent noyés fur un espace de 50 lieues lelong de la côte, ôc les ravages détendirent jufqu’à Lima,quoique à stx milles de la mer {Voyage de JVafer , pag.

173, édit. d’Amsterdam 1714.).

Le même Voyageur étant à Santa, petite Ville située2 trois milles de la mer, par 8° 40' de latit. Sud, vit troisnavires dans u» vallon ; on lui raconta, qu’étant à l’ancredans la Baie vers 1678,, un tremblement de terre avoirpoussé la mer avec tant de violence ôc fi haut, que cestrois navires a voient été portés par-dessus la hauteur jus-ques dans le vallon ; ce ne fut que 24 heures après quela mer rentra dans ses bornes.

242. Je n’ai point parlé dans cet Ouvrage des phé- variations d«nomenes qu’on observe dans les lacs situés au milieu des Lacs *terres, parce que fans doute ils n’ont point de rapport àla cause des marées ; mais M. Piquet, ancien Missionnairedu Canada , m’a assuré qu’il y a une révolution périodiquede 20 ans dans la hauteur des eaux du lac Michigan, ôcque la différence de hauteur va à 1 o pieds ; on y montreles termes de la hauteur & de Rabaissement.

II y a aussi un flux périodique régulier dans des maraisde Bavière, dont les retours font de 3 , 5 , 7 ans.

Les Rusies prétendent qu’il y a dans le lac de Ladogaun flux ôc reflux tous les trois ans, enforte que les eauxfont très-basses dans la troisième année ; ce qui fait beau-coup de tort aux vaisseaux Russes qui y navigent, ôc quifont sujets à être jettés fur les bancs de fable qui s’y forment,

& qui fe trouvent plus découverts qu’ils ne l’étoient troisans auparavant.

Dans le lac de Geneve, on observe des flux ôc desreflux qui vont jufqu’à un pied plus ou moins, ôc qu’onappelle des seiches ; elles fe succèdent plusieurs fois dans

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