ET DES FAB L.E S. 559d’été. En effet, lorsque les Pléiades commencent à re-paroître ou à sortir des rayons du soleil, & se levent hé-îiaquement , le soleil parcourt le Taureau : supposonsmême que ce ne fut pas précisément au lever des Pléia-des, mais plus de quinze jours après que commençassentles moissons, & que le soleil fùt déja aux Gemeaux ; ilrestera toujours encore au soleil près de trois signes àparcourir , avant d’arriver au signe de la Moissonneuse.Conséquemment, le symbole astronomique qui représen-toit, soit un faisceau d’épis, soit une fille qui porte unépi jaunissant , n’a pu correspondre aux moissons desGrecs, ni à celles de tous les Orientaux , qui, n’ayantpas plus de latitude qu’eux , sont censés n’avoir pas dûmoissonner beaucoup plus tard.
Au temps même d’Hésiode, c’est-à-dire, dans l’hypo-fhese la plus favorable aux peuples de cette latitude , lesoleil n’entroit au signe de la Vierge que près de cinquantejours après le solstice d’été. Or, certainement il y avoirlong-temps alors que les récoltes du bled dévoient êtrefaites. Ainsi dans Pépoque où nous considérons le Zodia-que comme Calendrier, nous ne voyons aucun des peu-ples à qui l’on pourroit faire honneur de cette invention ,Perses, Indiens, Assyriens, ou Phéniciens, dont le climatest au moins aussi chaud que celui de la Grece , ôc consé-quemment les moissons ausli précoces , pour qui l’onpuisse accorder ce Calendrier symbolique avec l’ordre deson agriculture.
Nous sommes donc obligés de remonter à une époqueantérieure, qui, rapprochant le signe des moissons dusolstice d’été, le fasse coïncider avec le temps des ré-coltes des régions tempérées. Mais alors si les symbolesde l’agriculture s’accordent en partie avec la terre , lessymboles astronomiques, tels que la Balance, l’Ecrevisse& le Capricorne, sont bien loin de s’áccorder avec leciel ; & cependant ce n’est qu’à cet accord parfait quenous pouvons reconnoître les inventeurs & í’époque del’invention, La Vierge ne peut se rapprocher du solstice,