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Tome quatrième.
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ET DES FABLES. , 377

le sens foie (i naturel, qu’il ne puisse souffrir d’équivoque;car, comme nous savons fait observer, la place d’un seulbien déterminée , fixe nécessairement celle de tous lesautres. Tout ce qu’on pourroit conclure de l’insuffifancede l’explication de quelques-uns de ces signes, c est quel’intelligence du sens qu’ils renferment, dépend de l’his-toire naturelle de ce pays, ou des occupations de cespeuples, ou du préjugé qui leur faisoit attribuer certainesqualités à tels ou tels animaux. Mais il est plusieurs deces emblèmes dont le sens est très-clair , ôt í’applicationtrès-naturelle ; telle est la Balance placée à un équinoxe,l’Ecrevisse ou l'animal rétrogradé à un solstice ; le Bœufà i’ouverture des travaux rustiques ; une fille qui porteun épi placée au mois des moissons ; trois figures aqua-tiques , répondant aux trois mois du débordement ; envoilà beaucoup plus qu’il n’en faut pour déterminer laposition primitive des astérismes , ou Constellations duZodiaque, considéré comme le Calendrier astronomique& rural , d’un peuple savant & agricole tout ensemble.Ce qu’ií y avoit de plus eíìentiel à prouver , c est qu ìis’accorde parfaitement avec l’agriculture de 1 Egypte ; tandisqu’il est auíli d’accord avec la position des points folsti-tiaux & équinoxiaux dans le Ciel à une certaine époque.11 résulte delà, que non-seulement il convient à l’Egypte ;mais encore qu’il ne convient qu’à elle feule , par laraison que les opérations agricoles de ce pays suiventpresque Tordre inverse de celui qui a lieu dans les autresclimats ; de maniéré qu’il est impossible qu’un Calendrierrural, qui convient au peuple Egyptien , puisse convenirà quelqu’autre peuple que ce soit. Nous conclurons doncque c’est avec raison que les anciens Ecrivains font honneurà l’Egypte de l’invention des Sciences Astronomiques.

En vain , nous objecteroit-on ici qu’on peut supposer uneautre position de sphere , où le signe des moissons ôc du la-bourage s’accorde également avec l’agriculture des autresclimats. On ne doit pas oublier qu il ne suffit pas que cetaccord ait lieu pour l’état de la terre ; qu’il faut encorequ’il ait lieu pour celui du ciel, ôc qu’il n’y a pas iciTome IV. B b b

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