ET DES FABLES. 42?
Ce Roman astronomique est tout entier fondé surTordre ôc la succession des levers ôc des couchçrs. Aussi,le même Auteur (pag. 101 ), remarque-t-il que les Arabess’occupoient beaucoup d’Obfervations de cette nature: Nodillis erant flellarum ortus & obitus , item qtuenam ex illisita oppoÇuœ. (int , ut oriente hâc , iUa occidat. La Fable dumariage d’Atlas ôc d’Hefperie, d'ou naissent les Pléiadesest de cette nature ; celle d’Atlas, ou du Bootes pétrifiépar Persée , ou détrôné par Crone ; la pétrificationd’Ariadne par le même Persée dans Nonnus, ôcc., fontformées fur ces oppositions des levers & des couchers.II en est de même des filiations que les Grecs établis,soient entre leurs Dieux, des mariages ôc des morts qu’oncliantoit dans les Poèmes astronomiques. Mais ce qui nousen reste dans les Mythologues Grecs, se réduit tout au plusà des fragmens ; ce font les titres d’anciens Poèmes furTannée ôc les faisons, dans lesquels on faisoit entrer lesConstellations, qui les annonçoient, ôc fembloient y pré-sider. Tels étoient les chants fur les Hyades, fur Arcturusôc fur les Ourses , dont nous parle Virgile à la fin dupremier Livre de son Enéide. Ce Poète, pour fe con-former aux usages du siecle, dans lequel il faisoit vivreson héros , suppose qu’à la fin du repas , la Reine deCarthage fait des libations aux Dieux, accompagnées dechants fur les étoiles ôc fur la nature.
Citharâ crinìtus Jopas
Perforât aura t à , docuit que: maximus Atlas.
Aie canit errantem lunam , solisque labores ;
Unde hominum genus & pecudes ; und'e imber & ignés *
A relu rum , pluviasque Ayadas , geminosque Triones.
iEneidos, Liv. I, v. 744.
Certainement ce n’étoit point par des chants fur lesétoiles qu’on terminoit les festins d’Auguste ; mais Virgile,fe transportant dans le siecle de Didon, a cru devoirpeindre les moeurs de son siecle. En effet, nous remar-quons , que plus nous remontons vers l’origine des scien?