ET DES FABLES. 429
des sables absurdes; enfin, le soleil, la lune & les étoiles,figurer dans les temples comme animaux, dans la My*thologie comme Dieux 6c comme héros, 6c dans les His-toires même ôc les Dynasties comme Rois. Nous verronsPersée, Héros en Grèce , être Saturne en Phénicie,
Mercure à Athènes ôc à Rome, Chem en Egypte, Mi-thras en Perse ; le Cocher 6c la Chevre Amalthée, de-venir Jupiter ou Phaëton, être honoré dans les Templesà Mendès, comme Bouc créateur; ensuite, figurer dansles Dynasties fous le nom de Mycerinus , accompagneren Grèce Bacchus 6c Vénus , 6c s’unir au génie solaire6c au génie lunaire de l’équinoxe de printemps qui se trou-voit alors dans le Taureau. On s’en étonnera moins envoyant dans Lucien (de Asrologiâ) que les animaux consacrésdans les temples de l’Egypte étoient les Types des ani-maux célestes ; cet auteur explique même par la différencedes aspects célestes celle du culte rendu à différois ani-maux dans les différentes villes. Au reste, on verra queles peuples éclairés qui créerent ces symboles ingénieux,avoient précédé de vingt siécles au moins l’âge d’Hé-rodote , 6c l'on fait quel désordre introduit dans lessciences une longue période d’ignorance.
Les Prêtres Egyptiens réduisaient toute leur Théologie Les Fables fonr6c toutes leurs Fables à une théorie physique 6c astrono- áes aiiégon* futmique fur les opérations de la nature dans leur climat. a naturc 'Chérémon , dont on a vu un passage décisif, n’est pasle seul qui rapportât à la nature l’origine de la Théo-logie 6c des monumens sacrés de la religion Egyptienne.
Synesius, Evêque de Cyrenne , qui avoit été initié auxanciens mystères, Philosophe instruit, qui nous a donnéla vie allégorique des deux génies Egyptiens, Osiris êtTyphon , nous dit que pour bien entendre toute laThéologie astrologique des Grecs 6c des Egyptiens , ilfaut faire usage de certaines périodes astronomiques, ôcsupposer une action du ciel sur la terre. Univers natura ,totum quoddam esse créditer suis partibus absolutum , adeòqueconcurju earumdem (labihtum : agent igitur , patienterque....ambo enim qucedam funt hujus univers partes , mutuoque