4 4 o ORIGINE DES CONSTELLATIONSEt Manilius, dans son Poëme astronomique, lorsqu’il vachanter les Constellations ôc leur action fur la nature ,g’exprime ainsi :
,, Namquc c cumin tacitâ natures mente po tentent ,
•>-> Injujumque Deum cœlo , terrifque fretoque ,
„ Ingentcm cequali moderantem fœdere molem ;
■» Totumque alterno conjensu vivere mundum ,
33 Et rationis agi motu , c'uin Spiritus unus33 Per cunclas habiter partes , atque irriget orbem33 Omnia pervoliians corpusque animale figuret ....
33 Hic igitur Deus , & ratio qius cuntla gubernat ,
33 Duçit ab œthereis terrena animalia Jignis 33.
Sic temperat arva ,
Ccclurn )sic varias fruges redditque rapitque.
Liv. II, v. 60.
Cette opinion fur lame du monde ôc fur la force mo-trice du ciel, répandue dans toutes les parties de la ma-tière, ôc organisant tous les êtres, fut la base de la Théo-logie ancienne. Mais la croyance des Juifs étoit plussage, dit Maimonides, dans leur religion, Dieu est dis-tingué de son ouvrage; ôc si un Païen dit de la divinitéqu’elie habite dans les cieux, le Juif dit de Dieu qu’ilhabite au-dessus des cieux. J’ai fait voir néanmoins que lesPhilosophes païens ont été plus loin ; ôc que ceux qui lesaccusent de n’adorer que les astres se sont arrêtés à l’é-çorce, ôc aux fables faites fur le monde visible ôc furPâme du monde. Mais ce qui caractérise la religion. Egyprtienne ôc Phénicienne, ôc celle des Orientaux, c’est d'a-voir mêlé au culte de la divinité celui de son ouvrage,ôc des agens qu’elle employé pour entretenir l’harmoniede PUnivers ; c’est d’avoir voulu donner à une religionsimple unç forme composée ôc trop savante, qui ne futentendue que d’un petit nombre d’hommes : aussi le senss’en perdit bientôt , ôc le monde visible fit oublier lemonde intellectuel, JEgyyu , religionum tuaruni folœ su~