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Tome quatrième.
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458
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458 ORIGINE DES CONSTELLATIONSôt Manilius (Liv. IV, v. 541 ), disent de la Constel'ationde la Vierge , appellée Erigone:

Erigone surgens , qu ce rexit sœcula priscaJujUtïa , rursusque eadcm labenûa jugit,

Lucain l’appelle aufli Astrée.

Slut ajlrceo. jubet lentos defcendere pi/ces.

Au reste, il se pourroit faire que cette Fable sut deasiécles postérieurs, lorsque l’équinoxe entama les étoilesdu Bélier - & que la Balance occupoit l’équinoxe d’au-tomne ; .c’étoit alors l’ascension de la Vierge qui annon-çoit le passage du soleil aux signes inférieurs.

L’origine du mal est désignée de même chez les Scan-dinaves, dans le Voluspa , ( ch. 15): aucun mal parmiles peuples n'est connu avant le temps où Gullweig, laBalance d’or , fondit dans la maison d’Odin , ou de Mer-cure , génie solaire du printemps.

Cette maniéré de sixer le temps par des levers hélia-ques, est de la plus haute antiquité.

Dans la fable de Jason, ce génie ne venoit à bout deconquérir la toison d’or ou le Bélier céleste, qu’aprèsavoir triomphé d’un Taureau qui vomissait des feux, c’est-à-dire, que pour que les étoiles du Bélier céleste se dé-gageassent des rayons solaires, & commençassent à se leverhéliaquement vers le jour de l’équinoxe, il falloit que lesoleil fut déja lui-même dans le Taureau.

La division de 5000 en 3000 qui se trouve dans le Zend-Avesta, annonce assez que cette théorie est relative auxfaisons : c’est au commencement du troisième quart de ladistribution en douze mille que nait le mal, c’est-à-dire,qu’après que le soleil a parcouru les six signes supérieurs,il entre au septième qui est le premier des signes infé-rieurs, & que là commence le régné du mal. Le nomde mille exprime ici une division quelconque du temps,ou du Zodiaque,