474 ORIGINE DES CONSTELLATIONSson temps le Bélier passoit pour être le premier signe ;mais 1 ’ufage conservé par les Perses, prouve qu’ancien-nement le premier signe étoit le Taureau; voilà pourquoiils donnent une tête de Taureau au génie, qu’ils appel-lent le Portier du ciel, dans le manuscrit cité ( n°. 11 ,Plancli. 41) : on retrouve ce caractères, ou l’unité, surpresque tous les obélisques Egyptiens, transportés à Rome;ôc il est placé au-defsous du Taureau équinoxial ( Kirktr ,(Edip. tom. III ) ; Diodore leur donne 5400 ans d’anti-quité, au temps où il écrivoit ; ce qui remonte au tempsou le signe équinoxial étoit le Taureau céleste.
On peut voir fur les obélisques la triple effigie deVAccipiter , ou Vautour céleste, qui, par son lever dusoir, sixoit lequinoxe de printemps; comme on volt latriple Grue fur le Taureau des Celtes, appellé TarvosTrigaranos. Les trois Grues de notre Celtique font latriple image du Serpentaire ou du Cadmus phénicien ,Constellation dans laquelle la sphere Maure place unegrue sur un Serpent [Cccsius, pag. 146), ôc il paroît quecet emblème est postérieur de quelques siécles au Vautour :mais il nous donne toujours le Taureau pour signe équi-noxial , ôc son union à la triple Grue ou au génie deses trois Décans, est auffi naturelle dans ce monumentque celle de Cadmus au Taureau équinoxial dans la F abled’Europe. Les Maures ayant conquis l’Espagne ôc unepartie de la Celtique, emprunterent de ces peuples cetemblème astronomique; le Boeuf étoit le Néton des Ac-citains ôc des Egyptiens.
Nous allons avoir de nouvelles preuves de cette déter-mination de l’équinoxe dans les Fables suivantes, ôc sur-tout dans les travaux d’Hercu'ie, que l’astronomie expliquedans le même ordre, qu’ils nous ont été transmis ôc qu’ilsétoient dans les Poèmes fur l’année, dont les douze tra-vaux qui nous restent ne font que des sommaires impar-faits. L’on y verra la succession des douze emblèmes as-tronomiques , qui désignoient les mois ôc le passage dusoleil ôc du génie solaire dans chaque signe. Sans entrerdans l’examen des idées accessoires, que le génie poé-