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Tome quatrième.
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ET DES FABLES. *S iment de la victoire du Héros Grec, il faudroit qu’avantla naissance du fils d’Alcmene , les astériímes qui répon-dent au Lion eussent été marqués par un autre emblème,ôc eussent eu un autre nom. Cependant nous voyonsce symbole astronomique parmi les monumens les plusanciens de l’Egypte ; nous le retrouvons dans le Zodiaquedes Indiens ; son nom est celui d’un des douze signes chez lesPerses : on ne soupçonnera pas tous ces peuples d’avoirattendu la naissance du fils d’Alcmene pour avoir uneAstronomie , puisque suivant la Fable même, ^Astro-nomie étoit inventée avant Hercule , qui en a reçudes leçons d'Atlas & de Chiron. Tel est donc le sensde cette expression familière dans les allégories astro-nomiques : il fut placé dans les Cieux i on auroit dûmettre : il efl dans les Cieux ; mais alors il n’y auroitpoint eu d’allégorie, ni de mystère.

Le second travail d’Hercule, répondant au signe de laVierge, est son triomphe sur l’Hydre de Lerne; elle avoitun seul corps & cent cous, & chacun de ce$ cous se ter-minoit par une tête de Serpent. A mesure qu’il en cou-pait une, il en renaissait une autre. C’est par le secoursdu feu qu’Hercule en triompha.

Le soleil, après avoir parcouru les étoiles du Lion ,arrive au signe de la Vierge : son entrée à ce signeétoit fixée par le coucher des dernieres étoiles de l’Hy-dre, Constellation céleste, qui disparoît dans les feux so-laires. Voilà le phénomène astronomique qu’on a vouluchanter dans le second triomphe d’Hercule, qui, à l’aidedes feux, tue cette Hydre redoutable. Le coucher hé-liaque de cette Constellation étoit de longue durée. Lesétoiles de la tête commençoient à disparoître lorsque lesoleil étoit vers le milieu de la Constellation des Gemeaux;il falloit que le soleil parcourut le Cancer, le Lion, ôcarrivât à la Vierge, pour que les dernieres étoiles de laqueue disparussent à leur tour , ou que le coucher decette longue Constellation s’achevât entièrement. Lorsquele soleil approchoit du Lion, les étoiles de la tête del’Hydre se levoient déja héliaquement, & se dégageoient

Tome IV, P P P

Second cravai].