Travail d’Hcr.cale enfant.
496 ORIGINE DES CONSTELLATIONS
anciens donnoient au terme de la course du génie solaireHercule.
Apollodore dit auíli qu’Hercule arrivoitaux extrémités del’Univers dans la coupe du soleil. Au reste, cette coupepeut être aussi bien la coupe céleste , que l’urne ou levase du Verseau ; elles ont toutes deux le même nom,& toutes deux ont pu également bien déterminer cetteapparence astronomique, ôc le terme de la course du géniesolaire. En effet, lorsque le soleil parcouroit le Cancer,ôc arrivoit au Lion, cette Constellation disparoissoit aucouchant le soir, en aspect avec celle du Verseau quise trouvoit à l’Orient. On a donc pu également faire allu-sion à cette coupe, Calpe. Elle a cet avantage même surcelle du Verseau, qu’elle s’appelle encore, coupe, d’Hercule( Cassius, pag. 274,, ôc Macrobe ). Cette même Constella-tion se couche au solstice d’été, avec les premieres étoilesdu Centaure céleste, au lever du fleuve du Verseau. Or,la Fable dit qu’Hercule, après avoit achevé ses travaux ,passe le fleuve Evene ; ôc meurt revêtu de la robe duCentaure qu’il a tué, ôc dévoré de feux, allusion auxchaleurs folstitiales.
Je terminerai cette explication par celle d’undes travauxd’Hercule , encore enfant, que l'on ne compte pointdans le nombre des douze travaux du Héros , mais quin’en est que plus propre à prouver l’origine astronomiquedes travaux d’Hercule.
Théocrite, dans son Idylle fur Hercule enfant , nousdit, qu’à sage de dix mois, il triompha de deux Serpens ,sun mâle, sautre femelle, à l’heure de minuit, lorsquel’Ourfe avoit passé le méridien , ôc qu’Orion venoit dese lever tout entier ; une femme, au lever du soleil, enjetta les cendres dans un fleuve, en détournant la tête.La plupart de ces circonstances semblent n’être qu’unebroderie poétique, dont on ne croiroit pas pouvoir rendrecompte dans l’analyse d’une Fable allégorique : cependantl’Hercule céleste , ou X Ingeniculatus , qui porte encore lenom d’Hercule fur nos sphères, remplit toutes les condi-tions de la Fable de Théocrite. La naissance, ou le lever
héliaque