498 ORIGINE DES CONSTELLATIONSdouze travaux d’Hercule, ôt le rapport que nous suppo-sons qu’ils ont avec les douze signes, n’est point une idéenouvelle.-Mais n’ayant jamais été démontrée, on l’avoitmise au nombre des autres conjectures des anciens fur laFable ou l’histoire allégorique de ce héros. Le Scholiasted’Héfiode l’avoit dit en parlant du mariage d’Hercule avecHebé ou la jeunesse : Bené prorsàs & fapienter de Herculeperhibetur quod Hehen in uxorem duxerit.... ubi enim Soltotum Zodiacum unius anm )patio permeando cmetitus efl ,jam tàm veluti ad juventutis prìnçipium de novo reverjusin vere nobis apvarct . Mais Péquinoxe de printemps étoitalors au Taureau céleste, signe dans lequel on plaça Eu-rope. Voilà pourquoi dans le beau marbre de Gori onvoit Hercule avec Hebé & Europe. Les autres person-nages font des Satyres & des Faunes, divinités à piedsde Bouc qui emprunteront leurs attributs de Pan ou de laChevre céleste, qui sixoit alors par son lever ôc son cou-cher l'équinoxe de printemps. Enfin Eufebe, dans fa Pré-paration Evangélique ( Lib. z , ch. i i ), s’exprime ainíi :Solem Heraclea , aut Herculern appellarunt , quein etiarn duo -decirn certaminum labore defunclum eJJ'e fabulantur, coeleflisorbis in duodecini signa divifwtiem fymbolo hoc declarare cu-pientes. Toute la différence qu’il y a entre nous & cesauteurs , c’est , i°. qu’ils ont attribué au Soleil ce quenous attribuons au génie solaire ou à l’intelligence, quiétoit censée guider sa marche & faire avec lui le tour dumonde ; & 2°. qu’ils ont conservé cette tradition anciennesans la développer, & peut-être fans la bien comprendre,au lieu que nous croyons avoir résolu le problème.
11 est encore plusieurs traditions qui confirment le rap-port d’Hercule aux douze signes. On dit qu’il éleva douzeautels aux douze grands Dieux, allusion aux génies pro-tecteurs des douze signes & des douze mois.
- L’oracle de Delphes lui ordonne de se rendre à Ty-rinthe , & de servir douze ans Euristée; ce nombre estallégorique. Hercule accorde les honneurs Néméens àtrois cens soixante jeunes gens qui l’aiderent dans ses tra-vaux, & périrent pour lui. Ce nombre est celui de trois.