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Tome quatrième.
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522 ORIGINE DES CONSTELLATIONS

ce que nous avons déja dit fur Ja physique des anciens,que i’équinoxe de printemps étoit regardé comme le com-mencement du régné de la lumière ôt du feu, ôt qu’oncélébrois cette époque de la nature comme la plus im-portante , celle où le soleil venoit échauffer ôt commeembraser la terre. La chaleur étoit l’embrâfement pour lesPoètes comme les pluies d’hiver devenoient le déluge. Nousavons vu cette idée exprimée allégoriquement par leflambeau allumé qui accompagne le Taureau équinoxial;c’est la même idée qu’on a voulu rendre dans la Fablede Perfée, qui fait descendre la foudre, aux flammes delaquelle il allume le feu sacré. Pythagore penfoit que lemonde avoit commencé par le feu. Dans la Théologiede Zoroastre, le feu étoit regardé comme principe créa-teur. Dans la Théogonie Phénicienne , c’est le Tonnerrequi vient imprimer le mouvement à toute la nature. LesScythes penfoient que le feu avoit engendré l'O ni vers{Juflin, Liv. II, c. 2 ). C’étoit à l’entrée du printempsque le Pontife à Rome alloit prendre le feu nouveaufur l’autel de Vesta : sddde quod arcanâ fieri novus ignisin czde dicitur, & rires flamma refecla capit ( Fuji. Liv. III,v. 143 ) : ôt Macrobe ( Satura., Liv. I, c. 12), ïgntmno -vum Vejìce aris accendebant , ut anno incipitnu cura denuofervandi novati ignis inciperec. C’étoit à l’équinoxe qu’onallumoit en Syrie des feux où les peuples venoient detoutes parts, suivant le témoignage de Lucien ; les fêtesdu Neurouz ou du printemps font les plus fameuses dela Perse. Enfin, le jour de l’équinoxe en Egypte on cé-lébrois une fête, suivant S. Epiphane, en mémoire du fa-meux embrasement de l’Univers que nous allons expliquer •voici le passage de ce Pere. Quirt & oviculœ in JEgyp-tiorum regione maclatce adhuc apud ALgypûos tradiúocelebratur , etiam apud Idololatras. In tempore enim , quandbpafcha illic fiebat (efl autem tum pnncipium veris, càm pri-mum fìi œquinoclium ) omnes JEgyptii rubricam accipiuntper ignorantiam , & illinunt oves, illinunt ficus & arbores re-liquas prccdicantes , quod ignis in kâc die combufjìt aliquandòorbem terrarum ; figura autem fanguinis ignicolor , ôcc.