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Tome quatrième.
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E T D E S F A B L E S. m

( Adversùs Hœreses , Liv. I, c. 18). Le sang dont onmarquoit les arbres & les troupeaux étoit donc le symboledu feu céleste qui fécondoit la nature, au retour du soleil àl’équinoxe, au lever héliaque du Bélier. Cette tradition 6ccette fête se conservèrent jusques chez les Romains : cespeuples célébraient une fête pastorale fous le nom de Pali-lies, au lever du Bélier 6c à rentrée du soleil au Taureau( Fafi.f Liv. IV, v. 715 , ôcc. ) , dans laquelle l’eau 6c le feuétoient honorés d un culte particulier : on purifioit le Ber-ger 6c ses brebis par le feu : Ignis cum duce purgat oves( Fa(l ., Liv. IV , v. 786), 6c pour cçla on le faisoit passer2 travers les flammes :

« Moxque per ardentes Jllpults crepitantis acervos3 > Trajicias celeri jlrenua membra pede.

Vers. 781.

Parmi îes différentes raisons qu’on donnoit de cette fête,il en est une qui est la même que celle qu’en donnoientles Egyptiens :

33 Sune qui Phaëtonta referriCredant , (S* ni/nias Deucalionis aquas.

Vers. 794.

Cette double tradition rentre dans notre fysteme quiles concilie toutes deux , puisque l’équinoxe de prin-temps étoit le terme des déluges, 6c le commencementdu régné du feu; ainsi par cet incensus orbis , dont par-lent les anciens , on a toujours entendu la chute dePhaëton. Lorsque l’équinoxe étoit au Taureau, l’entréedu soleil dans cette Constellation , ou son arrivée au pointéquinoxial, fut annoncée par le lever du Bélier, de laChçvre 6c du Cocher. C’étoit le passage des ténèbres à lalumière, du régné des eaux à celui du feu, 6c conséquem-ment une époque trop intéressante dans la religion de la na-ture^ pour que le lever du génie ne fut pas observé ôc célébrédans les hymnes sacrés 6c les allégories poétiques fur les