Band 
Tome quatrième.
Seite
524
JPEG-Download
 

524 ORIGINE DES CONSTELLATIONSConstellations. L’astre bienfaisant qui annonçoit ce retour,étoit en quelque sorte le génie créateur de la nature, leDieu de la lumière; on l’appella Phaëton, c'est-à-dire,brillant, nom que le Cocher céleste retient encore dansquelques livres d’astronomie. Non-seulement on célébrale génie conducteur du char du soleil dans son retour versnos régions, mais on chanta austì le ligne équinoxial, ou leTaureau céleste, d’où le soleil étoit censé commencer sacourse. C’étoit ce même Taureau dans lequel Io avoit étéplacée après fa métamorphose: austì la Fable de Phaëtonsuit-elle immédiatement celle d’Io dans Ovide; & le Tau-reau céleste conserve encore le nom d'Io. Nunc dea Nili~gená coliturceleberrima turbá (Ovide, Metamorph. Liv.I, Fab»19 , v. z9 ); ôt ailleurs, en parlant du Taureau céleste, hocalii figtium Phariatn dixere juvencam , quœ bos ex homine est ,ex bove fada dea (Fait., Liv. V, v. d 19). Ce n’est doncpas fans sujet que i histoire d'Io est liée avec celle dePhaëton, & qu’Epaphus son tìls figure dans cette Fable»Cet Epaphus en effet, suivant Hérodote, étoit le mêmequ’Apis; &c Apis lui-même, suivant Lucien, étoit le sym-bole du Taureau céleste. Voilà pourquoi on a supposéque le génie solaire du Taureau avoit été déterminé àconduire le char du soleil, par une suite des railleriesd’Epaphus fils d’Io. Les Egyptiens y peignoient austì leurHorus précipité dans le Nil par Typhon; mais Horus est lenom du Cocher : le fleuve Eridan s’appelloit austì leNil en Egypte, & Typhon étoit le génie du Scorpioncéleste où étoit placé son empire. Intra Apidis regnum ALgyp-tii Horurn ponebant àTyphone in Nilum submcrfum (Œdip »Kir k., tom. 2, part. 2, pag. 201 ). La filiation de Phaë-ton a également un fondement dans l’allégorie. C’étoitl’astre du printemps : on lui donna pour mère Rhodê,ou la Rose : il paroiífoit le matin à l’Orient, & précé-doit le char du soleil : on put donc le faire austì fils del’Aurore.

Le plus grand nombre lui donnoit pour mere Clymene,nom allégorique tiré du grec yXrxryiín , inondée. Non-nus, dans ses Dyonisiaques (Liv. XXXVIII , vers. 90),